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"La
coordination Nature
rassemble élus
et défenseurs de
l’environnement
sur un même objectif" |
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Sommaire du PLM 137
| Entretien avec
Gilles Benest |
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Biologiste à l’université de
Rennes et membre de
France Nature Environnement, Gilles Benest anime les
travaux de la coordination Nature.
PLM : En quoi consiste la
coordination Nature ?
Gilles Benest : La coordination "
Nouvelle alliance des
territoires : une ressource pour
l’environnement» est le regroupement
de ceux qui s’intéressent
à
la qualité de notre environnement
naturel et aux coûts
afférents à son entretien.
Tout le monde s’accorde à reconnaître
la valeur attractive d’une belle nature ; or tous
constatent aussi que les communes
qui préservent ce patrimoine
et en assument les coûts
de la gestion sont rarement celles
qui en ont les retours économiques.
L’instauration de
mesures nouvelles s’impose.
Elaborer les plus adaptées ne
pouvait qu’être le fait de la
réunion des différentes personnes
concernées ; elles ont été regroupées
dans la coordination et se sont données le nom
de Nature. Le choix d’une simple
coordination vise l’affichage
de l’implication équivalente
de chacun, tout en
respectant les identités propres.
PLM : Pourquoi
vos premières
propositions sont-elles restées
sans suite ?
G.B. : Discrétion ne signifie
pas sans suite. Il faut toujours
beaucoup de temps pour passer
de l’idée à l’action. De
nombreuses positions claires
furent affichées, dont celle du
Conseil national de protection
de la nature. Des études furent
conduites, en particulier celle
sur la taxe départementale sur
les espaces naturels sensibles
(TDENS). On en a beaucoup
parlé, notamment à l’ANEM.
Cela fait avancer les idées.
Des résultats, il y en eut : par
exemple, la loi Barnier sur les
compétences en environnement
dispose que ces financements
doivent être évalués
régulièrement. Mais ils ne furent
pas à la hauteur des attentes, ni
surtout à celle des besoins.
PLM : Les travaux
en cours de la coordination prennentils
des orientations
différentes ?
G.B. : La coordination a donc été réactivée.
Elle a repris ses travaux dans la continuité (ses
propositions restent toujours
valides) et aussi dans l’actualité.
Ainsi, le renforcement de la
décentralisation doit être pris
en compte. Des pistes complémentaires
doivent donc aussi être explorées : elles sont rendues
possibles par les réels progrès
de la gestion patrimoniale
des milieux naturels.
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GESTION DES
ESPACES NATURELS :
La qualité des espaces
comme critère d'attribution des dotations |
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Dans la perspective de la refonte du système
de financement des
collectivités locales, les travaux de la coordination Nature,
auxquels
participe l’ANEM, cherchent à établir un critère
qui puisse tenir compte à
la fois des superficies d’espaces naturels et de leur qualité.
Au même titre que la voirie, les espaces naturels sont pour
les
collectivités locales source de coûts de gestion
récurrents, qu’elles en
soient ou non directement propriétaires, au titre notamment
de la
sécurité, qu’il s’agisse de simple accessibilité du
public ou bien de
travaux de prévention contre les risques naturels. Leur
prise en
considération dans le calcul des dotations semble donc
légitime et
s’inscrire dans une démarche de développement
durable de bon aloi.
Pour arrêter un critère pertinent en la matière,
on ne peut s’exonérer
des données existantes, à savoir les superficies
délimitées pour
l’application de régimes juridiques spécifiques.
Il faut établir pour
chacune la collectivité gestionnaire et une évaluation
forfaitaire des
coûts de gestion associés tout en tenant compte des
ressources éventuelles générées. C’est du croisement
de ces deux données que
pourrait ressortir un coefficient applicable à l’hectare éligible.
Cela implique une approche méticuleuse pour définir
avec précision
les informations nécessaires à l’établissement
d’une base de données
qu’il reviendrait ensuite à la Direction générale
des collectivités
locales de mettre en place.
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