| Vers
un assouplissement
pragmatique |
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Dossier "Institutions"
Sommaire du PLM 136
| Réforme
des marchés publics |
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Le code des
marchés publics vient de connaître une nouvelle réforme
après celle de mars 2001 par voie de décret publié au
Journal officiel du 8 janvier 2004. Assorti d’un manuel
d’application élaboré par Bercy, il a pour
ambition d’assouplir de manière conséquente
les procédures de désignation des titulaires des
marchés et introduit un relèvement significatif
du seuil de déclenchement des appels d’offres.
Composé de 138 articles,
le nouveau code apporte des changements notables qui, outre un
assouplissement certain, engendrent " un
plus
grand respect des principes majeurs fondant l’achat public ".
La réflexion sur les seuils a permis une réduction
de leur nombre
rendant la démarche plus accessible, en particulier pour
les petites
collectivités. A l’intérieur des tranches
de montants délimitant le
recours à telle ou telle procédure, chaque collectivité doit
pouvoir
définir la doctrine qui lui convient en respectant les
fondamentaux
du code, à savoir : liberté d’accès à la
commande publique, égalité de traitement des candidats et transparence des procédures.
Cette volonté de responsabiliser l’acheteur public
se retrouve dans
le caractère désormais facultatif du recours à la
nomenclature
réglementaire qui va conduire l’intéressé à évaluer " de
manière
sincère et raisonnable la valeur totale des fournitures
et/ou services
qu’il considère comme homogènes et souhaite
acquérir ".
Allant dans le même sens, la simplification des procédures
valorise
l’estimation intelligente des besoins et la négociation
en
amont avec des prestataires sélectionnés sur des
critères objectifs
faisant la part belle à l’expérience et à la
compétence en matière
de montage de projet.
Intercommunalité à la commission
d’appel d’offres
Le décret
réforme également
les règles de publicité et les adapte à l’importance
ainsi qu’à la nature de la commande,
de façon à cibler plus efficacement
le type de prestataires susceptibles de
répondre à la demande.
Au chapitre des innovations,
il faut mentionner la
disparition de la désignation
de la personne responsable
du marché au cahier des
charges, de même que désormais
comptable public
et représentants de la direction
générale de la consommation,
de la concurence et
de la répression des fraudes
(DGCCRF) seront invités et
non plus convoqués aux
commissions d’appel d’offres,
contre l’avis des élus
consultés.
Parmi les avancées, on peut
mentionner la désignation des représentants des établissements
publics de coopération intercommunale (EPCI) à la
commission
d’appel d’offres par leurs assemblées délibérantes
d’origine, un rôle
accru du personnel communal et intercommunal au sein de cette
instance, la simplification des démarches des entreprises
pour monter
leurs dossiers de candidature, la possibilité pour ces dernières
de
valoriser dans leur candidature leur compétence en matière
de protection
de l’environnement. Enfin, à compter du 1er janvier
2005, il
sera possible de transmettre candidatures et offres relatives à des
marchés publics par voie électronique. |
| Taxe professionnelle
: Les élus de la montagne
prennent position |
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En réaction à l’annonce
de la suppression de la taxe
professionnelle faite par le président de la République,
le 6 janvier dernier, l’ANEM a souhaité faire connaître
son sentiment sur ce dossier. Elle a souligné qu’elle
n’est pas opposée à cette réforme mais
demande
qu’elle s’opère dans le respect des principes
qu’elle
défend dans le communiqué de presse diffusé à l’issue
du comité directeur du 29 janvier.
Le principe de la réforme
de la taxe professionnelle pour alléger
la charge fiscale pesant sur
les entreprises et favoriser
l’emploi n’est pas contesté en
soi par l’Association nationale
des élus de la montagne.
Toutefois, l’importance fondamentale
du montant de cette
taxe qui contribue à l’autonomie
financière dans l’alimentation
des budgets locaux justifie
la volonté des élus de la
montagne d’être associés à la
concertation et à la réflexion
sur la réforme de la taxe professionnelle
annoncée par le
gouvernement.
Des principes
pour la nouvelle taxe
D’ores et déjà,
l’ANEM
demande que l’exonération
des investissements réalisés à compter
du 1er janvier 2004
soit, comme s’y est engagé le
président de la République,
totalement neutre pour les
finances locales et donc compensée
sous forme de dégrèvement
pris en charge par l ’Etat.
Pour ce qui concerne les principes
que devrait respecter le
nouvel impôt local, les élus de
la montagne rappellent leur
attachement à :
• un lien avec l’activité économique,
• une maîtrise complète des élus sur le produit
fiscal,
• un développement de la
coopération intercommunale
stimulé par la taxe professionnelle
unique,
• une assiette fiscale modernisée,
identifiable localement et
appréhendant toutes les activités économiques,
• un respect du principe d’autonomie
fiscale, à valeur constitutionnelle
désormais, dont le
niveau minimum doit être défini
par une loi organique, qui devra
précéder la réforme de la taxe.
Les élus de la montagne
demandent donc à être intégrés
au groupe de travail commun
chargé de la réforme de la
taxe professionnelle, afin de
veiller notamment au respect
des grands principes auxquels
ils sont attachés. |
| RÉFORME
DES MARCHÉS PUBLICS :
FOCUS SUR LES SEUILS |
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C’est désormais au
delà de 5,9 millions
d’euros HT que le
recours à l’appel
d’offres s’imposera
obligatoirement,
quel que soit le type
de marché, alors
que la majeure
partie de la
commande
publique se situe en
dessous d’un tel
montant.
Pour cette tranche
justement, plusieurs
distinctions
s’opèrent.
Si la commande est inférieureà 230
000 euros HT, on pourra choisir
une procédure
dite adaptée,
c’est-à-dire exigeant
la définition
préalable des
besoins de
l’acheteur public,
le respect des
obligations
de publicité dès
90 000 euros HT et
de mise en
concurrence, enfin
le choix de l’offre économiquement la
plus avantageuse.
Au-delà de
230 000 euros,
l’appel d’offres
devient obligatoire
pour les marchés
de fournitures et de
services mais,
en ce qui concerne
les travaux, la
collectivité possède
désormais le choix
de la procédure :
appel d’offres,
marché négocié ou dialogue
compétitif jusqu’au
seuil plafond de
5,9 millions d’euros
hors taxes.
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