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La réforme de la dotation
globale de fonctionnement (DGF) pour 2004 a accru les capacités de choix du comité des finances locales (CFL) pour sa répartition.
Avec 20,47 milliards d’euros, sa masse n’augmente
que de 1,93 %
par rapport à 2003. Pour la péréquation communale,
la
dotation nationale de péréquation (DNP) complète
les
dotations de solidarité urbaine et rurale (DSU, DSR).
Après avoir décidé d’intégrer
dans la masse globale de la DGFà répartir le montant de la surestimation et de financer cette
opération
sur la régulation de la DGF 2003, présumée
positive, le CFL s’est intéressé au taux d’indexation de la part forfaitaire. Cette année,
il pouvait
choisir un taux compris entre 45 % et 55 % du taux d’évolution
de la
DGF. Il a retenu l’hypothèse médiane de 50 %,
qui permet de dégager
une petite marge pour la péréquation. Néanmoins,
celle-ci n’atteint
pas les 100 millions d’euros supplémentaires évoqués
par Patrick
Devedjian, ministre des Libertés locales, lors des discussions
sur le
projet de loi "développement des territoires ruraux " à l’Assemblée.
Rééquilibrage interne pour la DSR
En second lieu, le CFL s’est prononcé sur
la fixation du montant de
la dotation par habitant de chaque catégorie d’établissement
public
de coopération intercommunale (EPCI) afin d’arrêter
le montant de
la dotation d’intercommunalité qui devrait avoisiner
les
5,44 milliards d’euros en 2004, montant lié au ralentissement
de
l’intercommunalité. La stricte égalité a
prévalu puisque le CFL a
opté pour une progression des dotations par habitant évoluant
toutes
au taux de l’inflation, soit 1,5 %.
Enfin, avec le solde de la dotation d’aménagement ainsi
dégagé pour alimenter la péréquation communale, il a décidé que
les dotations
de solidarité urbaine et de solidarité rurale progresseraient
de
façon équivalente, soit + 3,27 %, mais qu’un
rééquilibrage s’opérerait
au sein de la DSR entre fraction bourgs-centres favorisée
ces huit
dernières années et fraction péréquation.
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