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La loi de finances 2004 a simplifié la dotation globale
de fonctionnement des départements (DGF) comme
elle l’a fait pour les autres collectivités concernées.
Représentant un montant de 11,47 milliards d’euros,
la répartition de cette dotation a suscité un vif
débat
sur l’arbitrage à opérer en matière
de péréquation
entre la dotation de péréquation proprement dite
et la
dotation de fonctionnement minimale (DFM).
La DGF des départements se
décompose désormais en deux
parts :
Une dotation de compensation
d’un montant de 3,15 milliards
d’euros, correspondant aux anciens
contingents d’aide sociale
ainsi qu’aux 95 % de la
dotation générale de
décentralisation (DGD)
non liée à une compensation
fiscale. Indexée
comme la DGF globale,
elle échappe, de fait, aux
négociations entre part
forfaitaire et péréquation.
La part forfaitaire est égale à 7,15 milliards
d’euros et recouvre l’ancienne
dotation forfaitaire
des départements,
l’ancienne part impôts
ménages,
la garantie de progression minimale, la compensation
de la part salaire de la
taxe professionnelle et 95 % de
la DGD correspondant à des
compensations fiscales.
Le comité des finances locales
(CFL) devait se prononcer sur le niveau de progression de cette
part au regard de celle de la
DGF. Il l’a fixé à 75%, proche
du plafond de 80%, donnant
ainsi gain de cause aux représentants
des départements.
Montée en puissance
des charges sociales
Ceux-ci soulignent la montée
en puissance des charges de
fonctionnement liées notamment
aux compétences sociales
et ne veulent pas sacrifier la
base d’une dotation de fonctionnement
au profit d’un volet
péréquation dont les critères de
répartition, en particulier ceux
liés aux charges territoriales,
comme le potentiel fiscal superficiaire,
ne leur semblent pas
toujours adaptés.
Cette option fait augmenter la
part forfaitaire de 1,45 % et la
péréquation de 8,35 %. Pour cette dernière,
le CFL a décidé de favoriser la dotation péréquation
en lui accordant 88 % de
l’enveloppe car elle profiteà tous les départements,
cependant que la DFM doit se contenter
du reste, car elle ne touche
que les départements éligibles.
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