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| Le
Conseil d’Etat change la donne |
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Sommaire du PLM 135
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A travers la décision qu’il a rendue le 30 décembre
2003, le Conseil d’Etat a clairement autorisé la
circulation
des motoneiges sur les voies publiques enneigées… Mais il a par ailleurs confirmé l’extrême
rigueur du principe général d’interdiction
de ces
engins à d’autres fins qu’utilitaires, en dehors
de terrains
spécialement aménagés.
Le recours en annulation
dirigé contre la circulaire du
30 novembre 2000 fixant les
conditions d’utilisation des
motoneiges avait été introduit
début 2001 par le Syndicat
national des professionnels de
la motoneige, de l’Association
des maires de stations de montagne
et de la SARL Le refuge
Napoléon, exploitante d’un
restaurant d’altitude.
Les requérants plaidaient en
faveur d’un usage de la motoneige,
certes professionnel
et réglementé, mais plus
conciliant au regard des professionnels
du tourisme qui ne
peuvent en proposer la pratique
au public que sur des terrains
balisés et spécialement
aménagés.
Leur objectif était ainsi d’obtenir
une nouvelle interprétation
de la loi du 3 janvier 1991 relative à
la circulation des véhicules
terrestres dans les espaces
naturels qui tolérerait l’acheminement
de la clientèle des restaurants d’altitude, ou
l’aménagement de circuits
dépassant les limites d’une
seule parcelle foncière.
La réponse du Conseil d’Etat a
consisté à n’annuler qu’un seul
point de la circulaire litigieuse
: l’interdiction d’accès
des motoneiges aux voies
publiques enneigées fermées à la circulation.
Une vision
de bon sens
Il s’agit là d’une solution
de
bon sens qui prend en compte
la spécificité des motoneiges
en tant que véhicules conçus
pour progresser sur la neige et
se fonde sur le fait qu’une voie
publique ne perd pas son statut
du fait qu’elle se retrouve
enneigée et fermée à la circulation
ordinaire.
Par contre, s’agissant des
deux pratiques convoitées, le
Conseil d’Etat a clairement
répondu par une fin de nonrecevoir,
d’une part en affirmant
qu’un itinéraire dans un
espace naturel ne saurait être
considéré comme un terrain
aménagé au sens où l’entendait
la loi, et d’autre part que le
transport des clients de restaurants
d’altitude ne saurait être
regardé comme une mission
de service public.
Sur ce dernier point, on peut
déplorer que le Conseil d’Etat
se soit borné à considérer ce
type de convoyage comme une
activité de loisirs alors qu’elle
représente pour les établissements
en cause un service (certes
ludique) qui vient dynamiser
leur activité principale.
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| Ouverture de
consultations en amont |
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Loi patrimoine naturel
Dans
la perspective de la discussion, probablement à l’automne, d’un projet
de loi sur la gestion du patrimoine
naturel, l’ANEM est associée aux
réflexions du ministère de l’Ecologie
sur au moins deux plans.
Un dialogue direct a été amorcé courant
décembre
avec le cabinet de la ministre de l’Ecologie
sur les intentions d’amendement des élus de la
montagne en matière d’environnement dans la
perspective de la discussion du projet de loi sur
le développement des territoires ruraux.
Ces contacts ont permis de présenter, au travers
des mesures environnementales de la proposition
de loi déposée par les élus, l’esprit
général
défendu en la matière et de détailler les
objectifs
visés.
Cette approche concrète a permis de rendre
compte de certaines réalités locales ou préoccupations
des élus, méconnues ou incomprises
de l’administration de l’environnement, contribuant
en cela à établir le dialogue et à évacuer
certains malentendus.
Principes de gestion
et fiscalité environnementale
Lors de ces échanges, le ministère
s’est efforcé de convaincre l’ANEM de réserver à cette
loi en devenir certaines de ses propositions telles
que celles concernant les compétences des élus
locaux en matière d’environnement, ou de
méthodes de gestion des parcs nationaux,
ou encore de prise en compte de la qualité des espaces dans les mécanismes
des finances locales.
Sur ce dernier aspect, un groupe de travail sur
l’évolution de la fiscalité environnementale
a été mis en place au sein du ministère et
l’ANEM y est depuis étroitement associée,
même s’il reste évident qu’un tel sujet
doit s’inscrire
dans la future réforme des finances locales
qui relève in fine d’autres ministères (Budget
et
Intérieur). |
DÉVELOPPEMENT
DURABLE :
UNE STRATÉGIE VOLONTAIRE
ET PRAGMATIQUE |
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La stratégie nationale pour le
développement durable a été
adoptée en juin 2003. Les ministères,
les collectivités locales et la société
civile se l’approprient peu à peu.
Dans chaque ministère a été
nommé un haut fonctionnaire
chargé du dossier. Il est
responsable de la mise en œuvre
d’actions spécifiques. Cela
commence à se ressentir dans tous
les textes législatifs. Par exemple,
le nouveau code des marchés
publics permet de prendre en
compte le critère du développement
durable dans le choix du titulaire.
Par ailleurs, outre les mesures
spécifiques insérées dans le
projet de loi Gaymard, les
"
contrats agriculture durable "
prévoient que la priorité sera
donnée aux territoires à enjeu
majeur environnemental.
Ces décisions qui concernent la
montagne ne constituent qu’une
petite partie de celles qui sont
envisagées. Un premier rapport
gouvernemental est en cours
d’élaboration. Une fois achevé,
il sera présenté au Parlement et
fera le point de l’état d’avancement
de la stratégie nationale (80 % des
mesures à échéance de la fin
de l’année 2004 sont en train
d’être mises en œuvre).
La société civile sera consultée
en permanence par le biais du
CNDD (Conseil national du
développement durable) qui a été installé ce 14 janvier. |
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