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| Les
avancées
de la première lecture |
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Sommaire du PLM 135
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Par rapport aux attentes de renforcement du texte
s’agissant de la montagne, le bilan à l’issue
de cette
première lecture à l’Assemblée est
donc assez mitigé,
certaines avancées ayant effectivement pu être obtenues,
tandis que des sujets importants n’ont pas été abordés.
S’agissant du titre spécifiquement
consacré à la montagne, celui-ci
est passé de quatre articles à dix-neuf, mais cette
inflation ne
recouvre pas d’avancées réellement significatives
au regard de la
richesse de la proposition de loi montagne déposée
l’été dernier
par les élus… si ce n’est la réécriture
des premiers articles fondateurs
de la loi de 1985. Ceux-ci concernent tout d’abord les
objectifs généraux de la politique de la montagne
où apparaissent
de façon emblématique la notion de " développement équitable
et durable " et l’importance de sa dimension européenne.
La délimitation des territoires de montagne, pour sa part,
s’affranchit
désormais d’une spécificité exclusivement
agricole.
Quelques mesures utiles pour les saisonniers
Mais au-delà, le contenu initial du projet
de loi sur l’organisation
institutionnelle des massifs ou la départementalisation de
la procédure
UTN, assez divergent par rapport aux propositions de l’ANEM,
a conservé globalement sa teneur. Les autres reprises attribuables à
l’ANEM au sein du titre montagne portent sur des sujets
tels que la protection des terres agricoles, ou encore la reconnaissance
de la particularié des refuges au regard du droit de l’urbanisme
et de l’application des normes.
Hormis les maigres améliorations en matière de ZRR
(voir l’article
ci-contre), le secteur de la pluriactivité est un de ceux
sur lesquels
ont pu être enregistrées plusieurs avancées,
même si elles
peuvent être regardées comme insuffisantes au regard
des ambitions
initiales. Ainsi, des mesures telles que la conversion en
indemnité du repos compensateur en fin de contrat, le libre
choix
par le travailleur saisonnier de la commune de scolarisation de
ses enfants ou encore la possibilité pour les communes d’imposer
aux constructeurs de logements sociaux un quota de logements
réservé à l’hébergement des saisonniers
constituent autant
de mesures concrètes qui viendront améliorer les conditions
de
vie de ces derniers.
Deux dispositions importantes sur les services
publics
D’autres mesures adoptées représentent
certes des avancées mais
celles-ci accusent un retrait assez net par rapport aux amendements
ANEM. Il en va ainsi du principe d’une reconnaissance de
l’ancienneté, là où était proposé un
droit à une reconduction
automatique des contrats de travail saisonniers dès le troisième
contrat consécutif, ou encore de la possibilité pour
les membres
de groupements d’employeurs de constituer des réserves
en franchise
d’impôt là où l’ANEM suggérait
de limiter leur responsabilité financière au prorata de l’utilisation des employés.
Enfin, l’aspect services publics constitue l’autre grand
thème pour
lequel les députés de la montagne ont contribué à une
amélioration
certaine à travers l’adoption de deux principes majeurs
:
d’une part, l’obligation pour les gestionnaires de services
publics
d’informer les collectivités suffisamment en amont
de leurs intentions
en matières d’organisation et d’implantation
territoriale, et
d’autre part, le droit des mêmes collectivités à conventionner
le
maintien des services en cause. On regrette néanmoins que
l’amendement, qui précisait le contenu de ces conventions
en
détaillant ce qui incomberait à chaque partie, n’ait
pas été adopté. |
| Les propositions
montagne à
reprendre |
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Suite du débat parlementaire
Compte tenu du bilan somme toute modeste pour
la
montagne, à la sortie de l’Assemblée, de nombreux
chantiers devront être ouverts lors des prochaines
lectures.
Parmi les thèmes à aborder, il y
a le cas notamment de problématiques
majeures pour les territoires
de montagne, telles que
la nécessaire modernisation du
droit applicable aux sections de
communes (au sujet duquel il
existe actuellement une attente
très forte de la part des élus
locaux confrontés à des situations
de conflits inextricables).
C’est encore le cas des questions
environnementales au
regard des enjeux du développement
des territoires ruraux,
dimension dont un tel texte ne
saurait a priori faire l’économie,
même si une grande loi
spécifique sur la gestion du
patrimoine naturel est annoncée
pour la rentrée.
Parallèlement, tout ce qui vise
le renforcement des moyens
financiers des collectivités
situées soit en montagne soit en ZRR, et les aides qui peuvent
y être délivrées, constitueront
une autre voie d’amendements
tout aussi fondamentale.
Diverses questions d’urbanisme
telles que la règle de distance
applicable aux bâtiments agricoles,
l’équipement des rivages
lacustres, ou encore la conciliation
des lois montagne et littoral
lorsqu’elles se superposent, qui
ont été renvoyées à un groupe
de travail et de consultation,
devraient revenir en discussion
peut-être dès la première lecture
du texte par le Sénat.
A cet inventaire sommaire,
s’ajouteront bien entendu
nombre de mesures éparses
issues de la proposition de loi
déposée l’été dernier et qui
vont de l’aide aux microcentrales
hydroélectriquesà l’adaptation du régime
des 35 heures aux saisonniers.
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| UN TEXTE COPIEUSEMENT
AMENDÉ |
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Au total, avec plus de
1400 amendements déposés, le
texte de la loi sur le développement
des territoires ruraux tel qu’il a
été adopté par l’Assemblée a plus
que doublé en volume par rapport
aux 76 articles initiaux.
Les amendements ayant trait à
la montagne ont été nombreux
et ont participé substantiellement à cet enrichissement,
que ce soit
dans le titre qui lui est consacré,
ou bien dans divers chapitres de la
loi portant sur des secteurs pouvant
la concerner, des zones de
revitalisation rurale au pastoralisme
et aux services publics en passant par le régime des pluriactifs
ou encore par la gestion des
espaces naturels. Pour sa part,
l’ANEM en avait préparé 95,
procédant ainsi à la transcription
pratiquement intégrale sous forme
d’amendements des mesures
comprises dans le texte de
proposition de loi que députés
et sénateurs de montagne ont
déposé l’été dernier. Ceux-ci ont été diffusés auprès des députés
du groupe montagne et ont
pour la plupart été déposés en
termes identiques par des
parlementaires montagnards de
la majorité et de l’opposition. |
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