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L’Assemblée nationale a adopté le 30 janvier
en première
lecture le texte de la loi sur le développement des
territoires ruraux au terme d’un débat long et parfois
décousu compte tenu de l’examen des articles dans
un
ordre bousculé pour s’adapter aux disponibilités
horaires des ministres. Les extraits du débat repris ci-dessous
traduisent une certaine déconvenue pour les
députés de montagne.
Le ministre, Hervé Gaymard, en était
le premier conscient : " Je
sais que les élus de la montagne auraient souhaité un
texte autonome
mais le calendrier parlementaire chargé aurait rendu son
examen difficile. " Au fil des interventions et selon leur
appartenance,
les députés semblaient se répondre.
Joël Giraud : " Plus grave encore pour l’élu
des Hautes-Alpes que
je suis, le travail remarquable de l’ANEM (…) a été pour
l’essentiel
négligé. "
Daniel Spagnou : " (…) Les montagnards
ne sont pas des misérabilistes,
mais des hommes fiers, attachés à leur terre. C’est
pourquoi
je me félicite de ce projet qui va dans le bon sens. "
Jean Gaubert : " (…) Beaucoup de propositions
d’élus
de montagne
ont été trop vite repoussées par la commission.
(…) Mais je
suis convaincu que nous y reviendrons car je sais le ministre sensible à
(leurs) arguments. "
Patrick Ollier : " (…) Le gouvernement a accepté d’inclure
un
volet “montagne” à la demande de la représentation
nationale. (…) L’un des objets (de
ce texte) est d’assurer
la protection des espaces
spécifiques ou sensibles. "
Jean Lassalle : " Ce qui
manque à ce projet,
c’est un esprit résolument
nouveau, un souffle,
une espérance.»
Michel Bouvard : " Ce
projet marque une étape importante dans la rénovation
de la
politique en faveur de la montagne et nous le soutiendrons. "
François Brottes : " Ceux qui attendaient un texte refondateur
seront déçus. (…) Je vous donne acte que plusieurs
dispositions
techniques seront améliorées. (…) Monsieur le ministre
a eu bien
raison de me dire (…) qu’il ne pense pas que l’efficacité d’une
réforme doive se mesurer à l’ampleur des crédits
qui lui sont
affectés, puisque le texte ne prévoit aucune ressource
nouvelle
destinée aux territoires ruraux. "
Francis Saint-Léger : " (…) J’espère
que la discussion permettra
au gouvernement de faire un geste en faveur de (la montagne)
aux problématiques si particulières.»
Henri Nayrou : " Déception sur l’absence d’ambition,
de lisibilité et de transversalité des grands enjeux de la ruralité,
notions
bien présentes dans la proposition de loi de l’ANEM. "
Le débat n’est pas clos…
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