Le Parlement
a adopté le 14 janvier une résolution
sur le livre vert de la commission relatif aux services
d’intérêt général. Celle-ci désapprouve
l’idée d’une
directive-cadre sur la question.
Le débat entre les parlementaires européens,
essentiellement
dominé par les conservateurs et les libéraux, a conditionné la
ligne générale de la résolution. Celle-ci en
appelle au futur traité constitutionnel pour ce qui est des principes et garanties qu’est
en
droit d’attendre le citoyen en matière de services
d’intérêt général,
et s’en remet au-delà aux vertus de la concurrence
pour lui garantir
des prestations de qualité au meilleur coût. En se
reposant sur
ces deux affirmations, le Parlement européen ne discerne
pas l’intérêt
d’une directive-cadre, estimant qu’il n’est ni
possible ni pertinent
d’élaborer des définitions communes des services
d’intérêt
général et des obligations de service public qui en
découlent.
Un besoin de principes communs
Le Parlement rappelle néanmoins que l’Union
européenne
doit établir des principes communs. Parmi ceux-ci, la résolution énumère
l’universalité et l’égalité d’accès,
la continuité et la sécurité,
sur un même plan que d’autres notions, telles que l’adaptabilité ou l’efficacité qui peuvent donner lieu à plusieurs
niveaux de lecture.
La résolution insiste notamment sur la nécessité d’organiser
une meilleure lisibilité des financements publics pour ce
qui
concerne les services d’intérêt économique
général et sur le fait
qu’ils ne doivent pas nécessairement être assurés
par les pouvoirs
publics. De même, elle rappelle que les opérateurs
agissant en
milieu concurrentiel ne sauraient être traités de façon
discriminatoire
d’un point de vue fiscal, oubliant sans doute un peu vite
que
le titulaire d’une mission de service public mise en concurrence
est en général handicapé par rapport à ses
concurrents du fait des
obligations qui pèsent sur son exécution.
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