Le projet de
loi pour la confiance dans l’économie
numérique,
déposé en janvier 2003 sur le bureau de l’Assemblée,
a été voté en seconde lecture le 8 janvier
et ne
devrait être rediscuté en séance au Sénat
que le 6 avril.
L’objet
principal de cette loi, premier élément du plan Reso
2007, est de fixer les garanties
juridiques nécessaires à la
reconnaissance et à la sécurité des transactions effectuées
via Internet. Les parlementaires y
ont introduit plusieurs dispositions
concernant les collectivités
territoriales.
L’un deux autorise non seulement
les collectivités à se doter
de réseaux de télécommunications,
mais également à en assurer
elles-mêmes l’exploitation à
la suite d’un constat de carence,
c’est-à-dire d’un appel d’offres
resté sans réponse, et après notification à
l’Autorité de régulation
des télécommuncations.
Coordonner
loi et calendrier
Cette prestation doit s’effectuer
dans les mêmes conditions économiques
que pour les opérateurs
ordinaires et faire l ’objet
d’une comptabilité distincte.
Toutefois, quand l’exploitation
de ce type de réseau n’est pas
viable économiquement, la
collectivité propriétaire peut les
mettre à disposition d’opérateurs à
un prix inférieur à leur
prix de revient, ou subventionner
ces derniers, dans le cadre
d’une délégation de service
public. Une autre disposition
définit juridiquement l’itinérance
locale ainsi que le régime
de cette prestation.
Les lenteurs subies par ce texte à
l’occasion de la procédure
législative inquiètent très fortement
les élus de montagne qui
attendent avec impatience l’application
de ces mesures pour
tirer le meilleur parti du plan en
cours sur la couverture en téléphonie
mobile. Ils redoutent
qu’elles n’interviennent trop
tard, après la phase d’appel à la
participation financière des
opérateurs privés. |