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Suite aux déclarations du président
de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée
nationale, on
attendait des avancées significatives en matière
notamment
de politique de relance des ZRR, de choix stratégiques
en matières d’infrastructures de transports et de
réforme des contrats de plan. Les résultats du dernier
Comité interministériel d’aménagement
et de développement
du territoire ne sont pas à la hauteur des espoirs.
En ce qui
concerne, en premier lieu, les zones de revitalisation
rurale, le sujet n’a pas été évoqué lors
de ce CIADT qui s’est longuement étendu
sur les contrats de site destinés à
aider à la reconversion ou à la réindustrialisation
de sites
touchés par la déprise industrielle
et la montée du chômage.
Cette proposition ne
répond pas aux préoccupations
exprimées par l’ANEM
avec la proposition de zones franches rurales prévoyant des
aides aux entreprises de type
ZRR renforcées sur les territoires
où le déclin de la population
active a atteint un tel stade
que l’on ne peut plus retenir
les entreprises implantées, ni
en attirer d’autres.
Pour ce qui est de l’avenir des
contrats de plan Etat-région,
les réponses ne sont guère précises,
sinon qu’elles laissent
deviner une tendance au fort
assouplissement des mécanismes existants, pas forcément
compatible avec le montant
des investissements en jeu et la
durée nécessaire pour inscrire
les engagements réciproques
dans un cadre irrévocable.
Les grandes traversées
en retrait
Enfin, sur le chapitre des
transports, on peut déplorer le
peu de cas qui est fait des
infrastructures liées aux grandes
traversées de massif puisqu’à part un effort
sur la RCEA
(route centre Europe atlantique)
et la RN 88 desservant le
Massif central, seule la liaison
Lyon-Turin tire son épingle du
jeu à l’horizon 2012. Parallèlement,
l’aménagement de la
ligne Polt, pour qu’elle puisse
accueillir le TGV pendulaire
dans un délai raisonnable et
alors que son principe était
acté dans le CPER Limousin,
est repoussé aux calendes
grecques. |