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Assurer
une expression forte et structurée de la montagne, parvenir à une
conception partagée de l’avenir de ces territoires.
Depuis leur création en 1985, l’ANEM
n’a eu de cesse de faire progresser le pouvoir d’expression
et de proposition des institutions spécifiques de la montagne
: Conseil national de la montagne et comités de massif. Mais
celles-ci ne peuvent être efficaces que si elles s’appuient
sur un réseau associatif puissant. Cette capacité d’expression
et de proposition sera également d’autant plus forte
qu’elle trouvera son inspiration dans une conception partagée
de l’évolution souhaitable du massif et de la montagne, à la
fois par les montagnards et par la société civile,
seule possibilité d’assurer une bonne intégration
de la montagne dans la société.
Tels sont les trois résultats que l’ANEM peut mettre à son
actif:
• Des instances capables de concevoir et de proposer des politiques.
Cet objectif est devenu réalité grâce à la
création au sein de ces instances en 1994, à l’initiative
de l’ANEM, d’une commission permanente animée
par un élu, ainsi que par la participation étroite
des associations d’élus et des organisations professionnelles
aux travaux. L’ANEM veut franchir un nouveau pas : confier
la présidence du comité de massif et la vice-présidence
du CNM à un élu, ainsi que la mise à disposition
de ces instances de moyens propres d’études, de façon à accroître
leurs compétences et leur capacité d’initiative.
• Des associations et organisations renforcées. Pour faire
face à leurs responsabilités dans le domaine de la
représentation de la montagne, pour participer pleinement
au débat local ou national, largement animé par l’ANEM,
pour tenir leur place dans des instances rénovées,
les associations ou organisations ont été conduites à mieux
se structurer sur le plan montagne et à approfondir leurs
réflexions. L’ANEM a elle-même pris l’initiative
de réunions communes avec les autres associations ou organisations.
Avec les travaux du Sénat et de l’Assemblée nationale
qu’elle a préparés ou soutenus et avec sa proposition
de loi de modernisation et de renouvellement de la politique
de la montagne et de revitalisation rurale, puis avec les chartes
de massif qu’elle propose, le débat s’est renforcé au
niveau national et prendra de l’ampleur au niveau des massifs.
• Une doctrine mieux affirmée et une vision plus consensuelle.
Par ces débats et par ces échanges se dégage
progressivement au sein de la communauté montagnarde une vision
partagée de l’évolution souhaitable de la montagne.
Les acquis de la loi de 1985 sont intégrés. Les nouveaux
concepts de la proposition de loi de l’ANEM sont en passe de
l’être : développement durable et équitable,
maîtrise de leur développement et de la gestion de leur
territoire par les populations, maintien et renouvellement de
l’identité et
de la culture montagnardes, multifonctionnalité et sociodiversité,
refus de spécialisation du territoire, etc. Il reste maintenant,
en donnant mission au CNM et aux comités de massif de devenir
un lieu de débat avec la société civile, à faire
progresser ce consensus au niveau de toute la société française.
Au total, par les réformes des institutions qu’elle
a obtenues, par sa propre montée en puissance, par l’influence
directe ou indirecte qu’elle exerce, l’ANEM a suscité une
expression et une représentation plus structurées de
la montagne et l’émergence d’un consensus. |