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Permettre à tous les territoires de montagne de valoriser
pleinement leurs potentialités touristiques et moderniser
l’appareil de production.
Les potentialités sont différentes
mais elles doivent toutes être exploitées au mieux.
Aussi des mécanismes de redistribution des concours de l’Etat
ont été obtenus et un outil de maîtrise des aléas
climatiques mis en place. Dans le même temps, l’ANEM
a mis au point des outils de gestion des stations tout en s’attaquant à un
problème majeur, le vieillissement de leur hébergement,
et d’une façon plus large, de l’appareil de production.
Ceci constitue les cinq grands chantiers qu’elle a lancés:
• La réforme de la dotation touristique. Celle-ci a été engagée
dès la création de l’ANEM, dans le cadre de la
réforme de la DGF. Une nouvelle dotation a été créée,
liée non pas à la capacité d’hébergement,
mais à la fréquentation touristique journalière
(dotation " parking "). Surtout elle a fait aboutir en
1988 une importante réforme de la dotation touristique qui
avait pour objet de redéployer ce concours vers les communes
moins favorisées par l’or blanc. Malheureusement, l’administration
a figé en 1993 les effets de cette réforme, laissant
subsister de fortes situations d’injustice. L’ANEM est
souvent revenue à la charge, elle ne s’avoue pas battue.
• La création d’un fonds de mutualisation du risque "neige».
A la suite des années de faible enneigement, l’ANEM
a lancé une étude sur la situation des stations, proposé à la
suite de celle-ci des interventions de l’Etat, des départements
et des régions – qui sont effectivement intervenues
sur ces bases – et, pour faire face aux aléas climatiques
de façon permanente, conçu un système d’assurance,
appelé fonds neige, conjuguant solidarité nationale
et solidarité entre stations, basé sur une double ressource
: prélèvement sur la taxe remontées mécaniques,
subvention de l’Etat. Ensuite, lui a été substitué un
système de volontariat qui le rapprochait d’une assurance
mutualiste ; ce système a finalement été mis
en place par les exploitants de remontées mécaniques
(Nivalliance) avec l’aide des élus de montagne qui ont
obtenu une subvention et un allègement fiscal.
• La conception et la mise en œuvre de nouveaux outils de gestion.
Afin d’assurer une gestion plus professionnelle des stations,
l’ANEM a conçu et mis en œuvre avec le cabinet
Comète deux outils de gestion : le tableau de bord financier
qui propose un mode d’analyse financière bien adaptée à leur
situation (notamment au travers d’une consolidation des comptes
de la commune et de ses satellites) et le tableau de bord économique
qui rassemble toutes les données liées à l’activité touristique
de la station (fréquentation, prestations, etc.) et permet
ainsi d’assurer le réel pilotage d’une station.
• Le lancement d’un vaste programme de rénovation de
l’immobilier de loisirs. L’ANEM a conçu, avec
le concours des départements engagés dans une politique
de réhabilitation, et des autres associations de communes
touristiques, deux outils, l’un de programmation des opérations
de rénovation – l’Oril (Opération de rénovation
de l’immobilier de loisir) conduite à l’initiative
des collectivités, l’autre, le VRT (Village résidentiel
de tourisme) – qui regroupe les appartements rénovés
pour assurer une commercialisation selon les règles de qualité et
de durée comparables à celles des résidences
de tourisme. Ces outils ont été respectivement adoptés
par la loi de finances de 1999 et par la loi SRU. De nouvelles
dispositions fiscales d’incitation à la rénovation
sont en cours d’élaboration.
• La modernisation de la ressource touristique. Ce dernier chantier
vise à refondre, aménager ou moderniser un financement
considéré désormais comme désuet et insuffisant
pour le développement touristique. Des propositions sont en
cours d’élaboration qui attendent un projet de loi porteur.
Au total, les actions qui visent le conjoncturel (sauvetage
de près d’une centaine de stations de montagne, fonds neige,
etc.) ont été menées de pair avec les actions
structurelles qui permettront à terme de mieux mobiliser l’ensemble
des potentialités touristiques territoriales et de moderniser
l’appareil de production. |