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Donner aux activités
agricoles et forestières les moyens d’assurer pleinement
leur fonction économique, reconnaître et rémunérer
leur fonction environnementale.
L’activité agro-sylvo-pastorale joue
un rôle essentiel en montagne. L’agriculture est qualifiée à juste
titre par la loi d’activité de base, comme l’est
la forêt, même si celle-ci n’a pas encore la même
reconnaissance législative. L’ANEM a toujours considéré leur
maintien et leur développement comme l’un des enjeux
essentiels pour la montagne, et à cet effet leur a assuré un
soutien constant, notamment à l’occasion de l’examen
des textes les concernant et du vote du budget.
Pour les secteurs de l’agriculture et de la sylviculture de
montagne, l’ANEM a défendu en particulier :
• La juste compensation des handicaps, en se gardant de faire
de celle-ci le tout de la politique de la montagne.
• La modernisation de l’outil de production au moyen d’aides
aux investissements revalorisées, notamment pour les bâtiments
d’élevage.
• L’encouragement à une meilleure valorisation de ses
produits grâce à un effort de qualité : après
la dénomination montagne inscrite dans la loi de 1985, elle
plaide pour que soit franchi un nouveau pas en associant davantage
celle-ci à la notion de qualité.
• La pleine reconnaissance du service agro-sylvo environnemental
par la rémunération accrue des prestations fournies,
soit dans le cadre de l’activité de production habituelle,
soit dans le cadre de politiques contractuelles ciblées.
• L’accès facilité aux activités complémentaires
ou l’exercice de plusieurs activités par des concours
particuliers ou par une adaptation des règlements à la
situation spécifique des pluriactifs.
• Une meilleure protection de l’espace, notamment par une extension
du droit de préemption au profit des collectivités
et par une identification formelle des terres agricoles à préserver.
• La rénovation du pastoralisme par un accroissement des crédits
qui lui sont alloués, par un renforcement des outils de mobilisation
du foncier : AFP, conventions pluriannuelles de pâturage, et
par une meilleure protection contre les prédateurs.
• Une reconquête du territoire agricole et pastoral et la recherche
d’un meilleur équilibre avec la forêt grâce à des
procédures plus souples d’aménagement foncier
et mieux financées.
Au total, la compensation des handicaps est acquise à un
niveau élevé, la pleine reconnaissance de la fonction
environnementale est le prochain objectif, le troisième pilier étant
la valorisation du produit de qualité. |