 |
Lever l’obstacle
de l’isolement,
de l’éloignement,
de la faible densité.
L’ANEM a considéré que son rôle dans le
domaine des infrastructures était d’intervenir prioritairement
au niveau des orientations générales, de la planification
pluriannuelle, notamment lors de l’élaboration des schémas,
et de veiller au respect de ceux-ci dans les arbitrages budgétaires,
mais aussi de participer à la création de nouveaux
outils d’aménagement du territoire.
En matière d’infrastructures de transports et de communications,
l’ANEM a défendu avec ténacité les orientations
suivantes :
• L’inscription dans la loi des principes d’égal
accès de toutes les parties du territoire aux modes de communication
les plus modernes, de desserte équilibrée et de désenclavement
de l’ensemble du territoire, de continuité et de complémentarité des
réseaux (loi d’orientation pour l’aménagement
et le développement du territoire du 4 février 1995).
• Les grandes liaisons autoroutières qui désenclavent
le Massif central, les Pyrénées et les Alpes du Sud,
massifs qui ont pris un retard assez considérable.
• Les traversées des massifs les moins polluantes et les plus
rapides, ce qui l’a conduit à appuyer la construction
de nouveaux tunnels (Pyrénées, Alpes, Vosges).
• Les axes transversaux des massifs longilignes, soit au sein
du massif lui-même, soit en piedmont (Jura, Pyrénées).
• Le multimodal route et fer avec son corollaire, le ferroutage.
• La mise à niveau dans le domaine des télécommunications
des territoires de montagne, notamment pour la télévision,
la téléphonie mobile et le haut débit.
• La péréquation dans le domaine des dessertes aériennes
(création du fonds de péréquation des transports
aériens par la loi Pasqua) et la meilleure répartition
des plates-formes aériennes.
• Une meilleure péréquation générale
des ressources au profit des collectivités – communes,
départements, régions – qui ont des charges d’infrastructures
importantes du fait de l’éloignement et du relief et
qui, de surcroît, disposent de faibles ressources propres.
Au total, la pression constante en matière de dessertes
routières, autoroutières et aériennes, permet
progressivement un rattrapage qui reste encore trop lointain pour
le ferroviaire. Il est à portée de main pour les télécommunications
si l’effort conjoint de l’Etat et des collectivités
se maintient. |