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Redonner un véritable
pouvoir de décision aux collectivités dans une
approche planificatrice
de la gestion de l’espace.
Les règles spécifiques d’urbanisme,
et notamment celles de la construction en continuité, ont été détournées
de leur esprit initial tant dans l’application faite par l’administration
que dans l’interprétation donnée par la jurisprudence
: l’une et l’autre ont privilégié le volet
protection au point de bloquer parfois toute construction dans certaines
communes. Pour revenir à l’esprit initial de la loi,
l’ANEM n’a cessé de réécrire ou
de compléter les dispositions afin de rendre une marge de
manœuvre aux communes, sous réserve qu’elles inscrivent
leur démarche dans une approche globale de la gestion de l’espace
communal.
C’est donc par touches successives qu’ont été introduites
dans différents textes les mesures suivantes :
• La possibilité de rénover, puis de reconstruire et
d’étendre la construction des chalets d’alpage
et des bâtiments d’estive.
• La possibilité d’adapter, de changer de destination,
de refaire ou d’étendre de façon limitée
les constructions existantes sans être soumis à la règle
de la construction en continuité.
• L’introduction, à côté de celle de hameau,
de la notion de groupes de constructions traditionnelles ou d’habitations
existants qui permet de sortir du blocage de la notion de hameau
qui se révèle indéfinissable.
• La possibilité donnée à la commune dotée
d’un PLU ou d’une carte communale de délimiter
elle-même les hameaux et groupes de constructions à partir
desquels se fera l’extension de l’urbanisation en continuité.
• La possibilité de construire en discontinuité (c'est-à-dire
en dehors du bâti existant) dans le cadre de SCOT ou de PLU,
sous réserve qu’une étude démontre
la compatibilité avec la protection des
terres agricoles, la préservation des paysages et milieux
caractéristiques du patrimoine montagnard, la protection contre
les risques.
• La possibilité de construire en discontinuité s’il
n’y a pas d’autre possibilité, sauf à enfreindre
les règles de préservation des terres agricoles, des
paysages, de protection contre les risques naturels, sous réserve
de l’accord de la chambre d’agriculture et de la Commission
des sites.
• La possibilité de construire de façon isolée
là où il n’y a pas de pression foncière.
• La simplification du régime des UTN.
Au total, près de vingt ans d’efforts continus pour élargir
l’éventail des possibilités offertes aux collectivités
de montagne en matière de construction
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