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Assurer le contrôle et la participation des collectivités
à l’organisation des services
et adapter ceux-ci à la situation des territoires
de montagne.
L’ANEM lutte depuis vingt ans avec une grande
constance contre les décisions unilatérales de fermeture
ou de réorganisation. Elle ne défend pas systématiquement
le maintien mais une organisation définie par le dialogue
et si possible contractualisée, ainsi qu’une adaptation à la
spécificité des territoires de montagne et de faible
densité.
Concrètement elle a obtenu :
• La création, pour les départements de montagne, de
la première instance de concertation officielle Etat-collectivités,
la Commission départementale d’amélioration des
services publics, créée dès la loi montagne
de 1985, modifiée et renforcée en 1988 (loi d’amélioration
de la décentralisation) et étendue ensuite à tous
les départements.
• La mise en œuvre du moratoire de 1993 pour toute suppression
de service qui est resté d’application jusqu’en
1995, et auquel se sont substituées des procédures
contraignantes pour toute suppression ou modification introduites
par la loi Pasqua de 1995 et étendues par la loi Voynet de
1999 (études d’impact, consultations renforcées,
etc.).
• Une organisation territoriale adaptée en montagne et en
zone de faible densité, et une meilleure répartition
des moyens pour ces territoires.
> Ecole : circulaire du 17 décembre 1998 sur l’organisation du
système scolaire en milieu rural isolé où pour la première
fois l’Etat y reconnaissait la spécificité et la qualité de
la pédagogie en classe unique, résultat obtenu avec Ecole & Territoire,
association regroupant parents d’élèves, enseignants et élus,
dont l’objet est de défendre la proximité du service public
de l’éducation en milieu rural sur la base d’une contractualisation équitable
entre l’Etat, les collectivités et les parents d’élèves.
> Social et santé : reconnaiassance de la spécificité montagnarde
en matière de logement social (en particulier pour les pluriactifs), de
rénovation de l’habitat, de santé (politique d’aide à l’installation
pour les professionnels médicaux et paramédicaux), etc.
• L’obligation préalable d’information, suivie d’une
concertation, devant déboucher sur des contractualisations pérennes
(dans lesquelles chacune des parties s’engage) devrait être introduite
dans la loi développement des territoires ruraux à la demande très
insistante de l’ANEM sous forme d’amendement pour fonder davantage
l’organisation des services publics sur le droit contractuel, donc sous
le contrôle du juge administratif ou civil.
Au total, une présence permanente de l’ANEM, une recherche
incessante de nouvelles solutions, ont permis de limiter la dégradation
des services en montagne, mais il faut maintenant obliger le gestionnaire
par une procédure contractuelle.
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