Des
capacités d’action renforcées
pour les collectivités de montagne |
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Dossier "Finaces locales"
Sommaire du PLM 134
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Le
champ d’action
de l’ANEM comprend une dizaine de grands domaines. Pour
chacun d’entre eux, elle a défini des objectifs,
poursuivis avec une grande constance, qui lui ont permis d’obtenir
des résultats significatifs – dont on a souvent oublié qu’ils étaient
dus à l’ANEM – qui se traduisent par une capacité d’action
très renforcée des collectivités.
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Mieux
prendre en compte
les charges territoriales
et environnementales et mieux tenir compte de la faiblesse
des ressources des petites collectivités.
L’ANEM a fait porter prioritairement son
effort sur deux aspects : la modification des critères de
répartition des dotations afin de mieux prendre en compte
les charges dites " territoriales " (importance des réseaux
et surcoûts dus au relief, au climat, à l’éloignement, à l’étendue
des territoires, coûts spécifiques de la gestion de
l’espace, etc.), et la création ou le renforcement de
dotations spécifiques pour telle ou telle catégorie
de collectivités dont les ressources sont très faibles.
Ce sont ces deux objectifs qui guident depuis 1984 l’action
de l’ANEM.
Les principales mesures obtenues dans ces deux registres sont
les suivantes:
De nouveaux critères de répartition
• Introduction de la longueur de la voirie comme critère
de répartition dans les principales dotations et doublement
de sa longueur située en zone de montagne (le critère
voirie utilisé dans le calcul de la DGF et de la DGE a eu
un effet multiplicateur de 8,66 en montagne contre 4,66 sur le
plan national) ; il intervient dans la répartition de la DGF,
de la DGE départementale, de la DSR ; l’ANEM propose
de franchir un nouveau pas en prenant en compte les espaces de
haute valeur environnementale, mais peu productifs, dans la répartition
de certaines dotations (DSR).
• Introduction du potentiel fiscal superficiaire (c'est-à-dire
le potentiel fiscal ramené à la superficie du territoire,
ce qui représente un avantage marqué pour les collectivités
de faible ressource et de faible population) pour l’éligibilité et
la répartition de nombreuses dotations : DFM, DSR, Fonds de
correction des déséquilibres régionaux ; demande
d’extension dans la proposition de loi de l’ANEM à d’autres
dotations, notamment celles propres à l’intercommunalité.
Des dotations nouvelles ou renforcées
• Création de la Dotation de fonctionnement minimale des départements
(DFM) dans la loi de 1985 et accélération de sa montée
en puissance à partir de 1998 : elle passe, grâce à de
nouvelles ressources, de 22 millions à 983 millions de francs
(149,8 millions d’euros) en 2003. L’ANEM demande que
cette progression continue au rythme de 10 % par an pour les
cinq prochaines années.
• Majoration de la DGE départementale et communale.
• Meilleure répartition de la dotation touristique au profit
des petites et moyennes stations.
• Création de la DSR dans son principe en 1991 puis création
d’une dotation spécifique de 200 MF en 1992 (loi d’administration
territoriale) pour les communes de moins de 2 000 habitants et
intégration
de cette dotation dans la DSR en 1993 dans la loi réformant
la DGF, avec comme critères de répartition, la voirie
et le potentiel fiscal superficiaire.
• Création de la Dotation de développement rural (DDR)
dans la loi d’administration territoriale en 1992 et amélioration
de sa répartition.
• Création du Fonds de correction des déséquilibres
régionaux dans la loi d’administration territoriale
de 1992.
• Eligibilité de nouveaux investissements au FCTVA.
De nombreuses mesures complémentaires de moindre importance
prises en loi de finances ont eu pour effet d’avantager les
communes à faibles ressources ou d’éviter leur
pénalisation.
Au total, on peut estimer le surplus annuel actuel de dotation
dû à ces mesures à 390 millions d’euros,
dont près de 170 millions pour les départements et
régions, et 220 millions d’euros pour les communes. |
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Assurer une forte
structuration intercommunale
des territoires
et une répartition équitable
des concours aux groupements.
L’ANEM s’est engagée résolument
dans le développement de la coopération à la
fin des années quatre-vingts. Elle peut mettre à son
actif six avancées majeures en ce domaine:
• Le renouveau conceptuel de la coopération : les communautés
de communes (CC). L’ANEM a été largement à l’origine
du renouveau de la coopération au début des années
quatre-vingt-dix. Elle a inventé le concept, intégrateur,
de " communauté " et son corollaire, le projet
commun de développement. Elle a formalisé cette doctrine
dans une proposition de loi déposée en 1991 qui a
inspiré la loi sur
la coopération de 1992, dite loi d’administration territoriale,
et le débat national qui s’est engagé à cette époque
sur la coopération.
• La création de la Dotation de développement rural
(DDR), nouvel instrument d’action mis à la disposition
des communautés de communes qui venaient d’être
créées, qu’elle a proposé et fait adopter
dans la loi d’administration territoriale de 1992.
• La fixation à un niveau équitable de la DGF des
communautés de communes dans la loi d’administration
territoriale (1992) niveau qui allait être réduit progressivement
par le Comité des finances locales et surtout par la loi
Chevènement du 12 juillet 1999 qui est venue déséquilibrer
le système.
• La structuration du territoire montagnard autour des communautés
de communes grâce à une action d’information
et d’explication de grande envergure, ce qui a contribué à modifier
en dix ans le paysage institutionnel.
• L’extension de la DGF bonifiée aux petites communautés
de communes (loi démocratie de proximité du 27 février
2002), exclues parce que trop petites, a constitué le premier
rattrapage par rapport à la loi Chevènement.
• Le réajustement des dotations aux communautés de
communes constitue désormais la priorité de l’ANEM,
qui a entrepris cette action dès la loi développement
des territoires ruraux, sans préjudice de l’action
qu’elle mènera dans le cadre de la loi péréquation à venir.
Au total, une action innovante et une mobilisation en faveur
de l’intercommunalité qui ont porté leurs fruits,
mais il convient de reprendre le combat pour plus d’équité. |
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