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Faisant
suite au rapport de la mission d’enquête de
l’Assemblée nationale sur le loup adopté en
juillet dernier, la ministre de l’Ecologie et de l’Environnement
durable a mis en place un nouveau groupe de travail chargé de
mettre au point d’ici le printemps prochain un nouveau protocole
d’enlèvement.
Le lancement de ces travaux intervient dans un
contexte sensiblement nouveau, en raison, d’une part, de la
nouvelle ambition affichée par le ministère de l’Ecologie,
désormais plus attentif aux intérêts socio-économiques
exprimés par les éleveurs et déterminé à préférer
la transparence de " prélèvements " efficaces à des
braconnages sauvages, et, d’autre part, de l’évolution
des mentalités chez les représentants de la société civile,
convaincus de la nécessité d’une régulation
active.
Volontairement restreint aux représentants des acteurs essentiels
(élus*, DDA, ONC, PNR, FNE, Ferus – ex groupe Loup France)
afin de permettre des échanges directs et ouverts ainsi qu’un
avancement pragmatique des travaux, le groupe devra produire d’ici
le printemps 2004 un document cadre fixant de nouveaux outils pour
organiser la régulation du loup au regard des besoins du pastoralisme.
Celui-ci devra notamment apporter des réponses pratiques et
facilement opérationnelles à des questions précises
telles que le moyen de retirer toute présence du loup sur
les sites où celle-ci se révèle socialement
insupportable, ou encore les moyens à mettre en œuvre
pour protéger les petites unités pastorales hors alpage
pour lesquelles les moyens de prévention actuellement financés
sont inopérants.
*Daniel Spagnou, rapporteur de la
mission d’enquête de l’Assemblée,
et Jean Eymeoud, en tant que président du Parc du Queyras,
Michel Bouvard
et Jean Launay pour l’ANEM. |