Un
millier d’acteurs
du développement rural
planchent
sur leur avenir à Salzburg |
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Dossier "Institutions"
Sommaire du PLM 132
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Organisée
par la DG Agri de la Commission européenne, la conférence
qui s’est tenue à Salzburg, du 12 au 14 novembre,
avait pour objet de faire le bilan de la politique de développement
rural et de dégager des perspectives pour sa poursuite
sur la période 2006-2013 dans le cadre d’une Union élargie à 25
puis à 27 Etats membres.
Forte d’une participation d’un millier
de personnes, la conférence de Salzburg a par ce seul fait
démontré la montée en puissance du développement
rural (il n’y avait que 500 personnes à la précédente édition
de cette conférence à Cork en 1996), mais également
l’importance de ses enjeux pour cette politique appelée à un élargissement
avec des moyens budgétaires strictement limités par
les perspectives financières arrêtées par la
récente réforme de la PAC en juillet 2003. Les principales
conclusions de ces deux jours de débats peuvent se résumer
ainsi :
• La politique de développement durable doit continuer à s’adresser à l’ensemble
du territoire.
• Un fonds unique représente la meilleure solution de clarification
s’agissant de la complexité des procédures unanimement
décriée.
• Des moyens budgétaires plus importants doivent être
dégagés. Pour cela, les acteurs du développement
rural doivent s’employer à convaincre les gouvernements
que les territoires ruraux dynamiques sont un facteur majeur du développement économique
et social de toute l’Union européenne.
• La politique de développement rural n’est pas concurrente
de la politique des villes mais complémentaire et indispensable.
La démarche " bottom up " (initiative émergeante
depuis le terrain) et la nouvelle gouvernance avec la société civile
doivent être privilégiées en s’inspirant
des actuels programmes Leader.
• Le dialogue local doit être encouragé entre organisations
professionnelles agricoles, élus et société civile.
• Enfin, la Commission reste néanmoins attachée au
rôle de coordination des Etats membres s’agissant des
circuits de distribution des fonds, sans doute parce que cela lui
permet de limiter le nombre de ses interlocuteurs en matière
de contrôle… |
| Premier débat
européen de niveau ministériel |
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Spécificité montagne
A l’occasion d’un
conseil informel des ministres en charge de l’Aménagement
du territoire qui s’est tenu à Taormina (Sicile) le
24 et 25 novembre, la question de la reconnaissance d’une
spécificité des territoires de montagne est pour
le première fois venue en débat.
Etaient invités à cette rencontre informelle la
Commission européenne, les Etats membres et les futurs pays
adhérents comprenant sur leurs territoires des zones de montagne.
Le but en était de discuter sur les politiques concernant
la valorisation de ces zones, en vue de la possibilité d’établir
des critères qui permettent de focaliser sur elles une partie
de la politique régionale communautaire.
La présidence italienne a estimé qu’il était
important d’attirer l’attention de l’Europe sur
ce sujet, a l’instar de celle qu’elle porte déjà aux
zones insulaires et celles de faible développement. Il lui
apparaissait également important de sensibiliser les institutions
européennes sur un sujet de forte actualité qui a
vu son importance croître au cours de l’Année
internationale des montagnes, célébrée en 2002,
et après la proclamation, par la 57e assemblée générale
des Nations unies, de la Journée internationale des montagnes,
célébrée tous les 11 décembre.
L’engagement de ce débat vient donc s’inscrire
dans une démarche internationale en faveur du développement
durable, encadrée par les conclusions du sommet de Johannesburg
et la résolution n° 57/245 des Nations unies. Il visait à identifier
les possibilités de mieux intégrer les zones d’accès
difficile et leurs populations au reste de l’Union.
Le tour de table a permis de confirmer un intérêt relativement
bien partagé des Etats représentés pour la
problématique, au premier rang desquels se situaient non
seulement la France mais surtout l’Italie et la plupart des
nouveaux adhérents… ainsi que l’Irlande.
Pour informelle qu’elle soit (le conseil des ministres de
l’Aménagement du territoire n’ayant pas d’existence
juridique dans les traités actuels), cette rencontre semble
devoir connaître des suites prometteuses puisque la présidence
vient de reprendre dans ses conclusions qui ont valeur de propositions,
certaines des propositions formulées par l’AEM (voir
ci-dessous). |
| Les propositions
de l’ANEM |
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A l’occasion du débat sur la spécificité montagne
lors du conseil informel de Taormina, l’Association européenne
des élus de montagne qui y assistait en tant qu’ONG représentative,
a diffusé un document récapitulant ses principales propositions
sur le sujet :
• Tout d’abord l’inscription de la spécificité des
territoires de montagne dans le traité constitutionnel à venir,
au titre de la cohésion et/ou de la concurrence.
• La constitution au sein de la Commission
d’un comité de gestion montagne associant
les représentants des diverses directions générales
et des gouvernements des Etats membres concernés.
• La production d’une directive montagne qui organise dans le
cadre de la cohésion économique et sociale une politique
adaptée d’autodéveloppement recourant à des
critères et des actions spécifiques (assouplissement
des règles d’accès aux services d’intérêt
général et des règles de concurrence – notamment
pour ce qui concerne le plafonnement des maxima d’aides publiques
autorisées –, compensation des surcoûts).
Il semblerait que la présidence italienne
ait repris à son compte l’essentiel du premier point
dans de récentes conclusions, confortant ainsi le statut de
cette question dans les négociations à venir. |
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