Une
concentration en trompe-l'oeil
pour l'aménagement du
territoire |
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Dossier "Aménagement du teritoire"
Sommaire du PLM 132
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Le contexte de décentralisation actuel entoure d’un éclairage
particulier la vision politique concrète portée par
l’Etat aux instruments de l’aménagement du territoire,
qu’il s’agisse de ses acteurs ou des priorités
qui leurs sont définies.
Si
le budget spécifiquement
dédié à l’aménagement du territoire
augmente de 1,9 % par rapport à sa version 2003 pour s’établir à 273
millions d’euros, le gouvernement a fait valoir que des crédits
en provenance d’autres ministères (le montant de trois
programmes interrégionaux sera affecté au FNADT en
2004), ainsi qu’une partie des fonds structurels européens,
venaient également alimenter cette démarche (16 millions
d’euros prévus pour la France pour la période
2000-2006).
Les acteurs de l’aménagement du territoire sur l’Hexagone
connaissent une réduction de leurs moyens, qu’il s’agisse
de la Datar ou de l’Agence française pour les investissements
internationaux. Parallèlement, les priorités d’utilisation
des fonds disponibles sont modifiées. Ainsi, les crédits
d’intervention de la Datar, qui constituent la première
partie du Fonds national pour l’aménagement et le développement
du territoire, devront se consacrer très nettement aux engagements
pris dans le cadre des CPER.
En ce qui concerne les subventions d’investissement gérées
par la Datar (seconde partie du FNADT et prime à l’aménagement
du territoire), on enregistre dans le premier cas une hausse d’autorisation
de programme de 12,7 % par rapport à 2002, et en crédit
de paiement une baisse de 5,7 %.
Un budget assis sur les reports de crédits
Pour la PAT, la tendance est à la baisse tant en AP (-25,37
%) qu’en CP (-11,11 %), mais une partie de ce résultat
s’explique par d’importants reports de crédits
devant intervenir en 2004, car la PAT a tout de même soutenu
12 478 emplois en 2002 et ne semble pas devoir être remise
en question.
De façon générale, l’articulation de ce
budget s’appuie beaucoup sur les reports de crédits
et l’intégration de crédits de provenance extérieure
(interrégionaux sur le FNADT et partiellement sur les fonds
structurels dont le niveau de consommation gagnerait à s’améliorer).
Pour la montagne, la définition d’objectifs clairs pour
la politique de massif assortis de moyens adaptés, comme par
exemple des crédits déconcentrés du FNADT, se
fait attendre. |
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Encore beaucoup d’interrogations vitales
Un maintien des crédits de l’an passé, une
clarification de certaines situations délicates, notamment
sur le désendettement de RFF, une prise en compte correcte
de l’entretien des infrastructures existantes, voilà le
profil peu enthousiasmant de la version 2004 du budget des transports,
qui ne tranche ni sur les grands projets d’investissement,
ni sur le moyen de les financer.
Avec une enveloppe de 13,5 milliards d’euros au total, les
crédits 2004 semblent de nature à permettre une prise
en charge correcte de l’entretien du réseau routier
transféré par les collectivités locales concernées.
En revanche, les conditions du transfert des crédits d’investissement
sont beaucoup plus floues. En particulier, il semblerait que l’Etat
souhaite limiter en la matière les financements croisés
et sollicite toujours plus les collectivités locales pour
des financements contractuels portant sur la réalisation
d’investissements propres au réseau national rémanent
et donc placés sous sa maîtrise d’ouvrage. En
parallèle, il s’abstiendrait d’intervenir sur
le nouveau réseau départemental, ce qui équivaudrait à refuser
aux collectivités les moyens d’une politique des transports
décentralisée.
Un avenir conditionné par la pénurie
En ce qui concerne les choix à opérer sur les grands
projets d’infrastructure nécessaires au désenclavement
des massifs et à l’amélioration du fret, la
seule lueur d’espoir avérée se concentre sur
le TGV Est, cependant que le rapporteur, constatant la pénurie
budgétaire, conditionne l’avenir de ces secteurs à des
réformes de gestion en profondeur des entreprises qui en
ont la charge et s’interroge sur la viabilité de l’établissement
public proposé par le gouvernement pour trouver de nouvelles
ressources. En effet, si la privatisation autoroutière peut
avoir un effet de levier sur le marché des capitaux, elle
lui paraît insuffisante pour gager les emprunts lourds qu’il
faudra mobiliser pour pouvoir avancer. Ainsi, tant les priorités
que les moyens relèvent toujours de l’incertitude et
ce budget se définit plus comme un exercice de continuité que
d’innovation et de choix. |
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Lors des travaux
de la commission des Finances concernant le budget de l’aménagement du territoire, l’action de la
Datar a fait l ’objet de cadrages restrictifs, tant sur ses
missions que sur les moyens affectés. En pleine période
de décentralisation et de réflexions sur l’avenir
du monde rural, cela pose la question des structures les mieux à même
d’illustrer la politique de l’Etat en la matière.
Ainsi, le budget de fonctionnement est établi à 13,1
millions d’euros, soit une baisse de 2,27 % par rapport à 2003,
impliquant diminution des moyens des services ainsi que des crédits
d’études.
Les dépenses d’intervention
via les crédits globalisés sur le FNADT (80 millions
d’euros), perdent 10 millions d’euros par rapport à l’an
passé.
De même, pour ce qui relève de la PAT, il faut noter
une baisse de 11,11 % des crédits de paiement. En outre,
la dotation Datar pour ETD, chargée du portage de projets
de développement local à finalité économique,
passe de 1,8 à 1,2 million d’euros.
Enfin, il est demandé à la délégation
de recentrer ses actions sur des dossiers ne concernant pas exclusivement
des acteurs locaux (contrats de pays, d’agglomération). |
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