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Le
sénateur Gérard
Delfau, président de "Promouvoir les services publics»,
l’a annoncé à la tribune du 86e Congrès
des maires de France le mardi 18 novembre 2003 : huit associations
d’élus se sont regroupées dans une démarche
commune pour que l’accès aux services publics de proximité reste
possible pour tous les citoyens sur n’importe quel point du
territoire français.
Suite aux états généraux pour sauver les services publics
de proximité tenus le 8 octobre 2003 à l’initiative de Gérard
Delfau, sénateur de l’Hérault, et de l’association
Promouvoir les services publics, une réunion entre représentants
des associations d’élus s’est tenue le 4 novembre en vue d’établir
une stratégie commune pour défendre concrètement la proximité.
Les huit associations impliquées sont outre l’ANEM, l’Association
des communautés de France (ADCF), l’Association des départements
de France (ADF), l’Association des maires ruraux de France (AMRF), l’Association
des maires de villes et banlieues de France (AMVBF), l’Association des
petites villes de France (APVF), la Fédération des maires de villes
moyennes (FMVM) et, bien entendu, l’association Promouvoir les services
publics (PSP).
Une charte à souscrire avec l'Etat Dans le cadre national de décentralisation et dans le contexte
européen d’élaboration des services d’intérêt
général, il leur est apparu essentiel de se positionner
ensemble pour l’égalité d’accès
de tous les citoyens français aux services publics. Les milliers
d’élus locaux que représentent ces associations
sont favorables à une modernisation de l’Etat, mais
ils demandent à être consultés, associés
au débat et non pas seulement informés des conclusions
déjà prises par les différentes instances ou
entreprises concernées. Ils pensent que leur mandat d’élus
du peuple français leur impose de défendre les intérêts
des citoyens usagers et de promouvoir le droit d’accès
de tous à un ensemble de services fondamentaux, qui ne saurait
dépendre de la rentabilité économique et de
la libre concurrence : éducation, énergie, culture
et sport, réseaux à haut débit et de téléphonie
mobile, transports collectifs, santé, sécurité (police
et gendarmerie), services administratifs, service public de l’emploi,
service postal. Cette liste ne préjugeant en aucun cas de
l’ordre de priorité à accorder aux uns ou aux
autres.
Les huit associations demandent aux pouvoirs publics de prendre
position en construisant avec notre étroite collaboration
une charte des services au public, que chaque acteur s’engagera à signer
et qui constituera le minimum commun à partager.
En marge d’un bilan des expériences innovantes à promouvoir,
le collectif entend engager plusieurs actions : campagne d’information
et de mobilisation auprès des conseils municipaux, généraux
et régionaux, demande de soutien actif aux parlementaires,
interpellation du Premier ministre. |