Proposition
de loi de modernisation
et de renouvellement de la politique
de la montagne et de revitalisation rurale |
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Dossier "Aménagement du territoire" Sommaire du PLM 130
UNE DÉMARCHE
D’ANALYSE
ET DE BILAN LANCÉE AU DÉBUT DE 2002... |
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Les élus de montagne ont décidé au
début de 2002 de saisir
l’occasion de la réflexion
engagée sur la montagne dans le
cadre de l’Année internationale
des montagnes pour dresser
eux-mêmes le bilan de près de
vingt années de mise en œuvre
du texte fondamental que
constitue pour ces territoires la loi
relative au développement et à la
protection de la montagne de
1985 et de réfléchir sur les
améliorations ou adaptations qui
devraient y être apportées. Le
sentiment prédominait en effet que cette loi, ou l’application
qui
en était faite, ne répondait
qu’imparfaitement au nouveau
contexte institutionnel, économique et social.
Aussi, sur la suggestion de
l’Association nationale des élus
de la montagne, deux missions
parlementaires, au Sénat et à l’Assemblée
nationale, se sont successivement constituées qui –
avec la légitimité et les moyens
qui s’attachent à une telle
démarche – ont pu identifier
difficultés et solutions.
L’ANEM en a, pour sa part, tiré la conclusion que
de simples
modifications ponctuelles ne
suffiraient pas, que la loi était à reprendre
dans une nouvelle
cohérence et que dès lors une
réécriture s’imposait. C’est
pourquoi elle a mis au point et
rédigé un texte – largement
débattu dans ses instances et avec
les responsables locaux – destiné à
être déposé au Parlement
sous la forme d’une proposition
de loi de modernisation
et de renouvellement de la
politique de la montagne et de
revitalisation rurale.
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| ...QUI ABOUTIT
EN JUILLET 2003 GRÂCE À UNE FORTE MOBILISATION À UN
TEXTE DE LOI CONSENSUEL… |
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Ce dépôt est intervenu dans les
mêmes termes d’abord au Sénat
puis à l’Assemblée nationale, et
ce, tant de la part de la majorité que de l’opposition,
fait exceptionnel pour un texte de
cette envergure. C’est dire la force
de proposition commune qui
anime les élus de la montagne.
La proposition de loi –
qui comprend 73 articles
regroupant environ 120 mesures
concrètes – n’a pas l’ambition d’être
exhaustive : elle constitue
un cadre qui est destiné à être
enrichi par les débats
parlementaires. Elle comprend
un large éventail de dispositions
qui devront se retrouver
majoritairement dans le projet de
loi relatif au développement des
territoires ruraux (loi Gaymard)
qui intègre un titre montagne,
mais aussi dans d’autres projets en
préparation : décentralisation, loi
de finances, réforme de la DGF, loi patrimoine, etc. La
montagne
présente en effet la caractéristique
de couvrir un grand nombre
de problématiques qui ne peuvent être
prises en compte que dans des lois diverses, sauf à concevoir
un projet gouvernemental
qui lui soit spécifiquement
consacré. Il n’y a pas d’autre
possibilité envisageable pour une
procédure d’origine purement
parlementaire que de saisir
toutes les opportunités.
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...INTRODUISANT
CINQ MODIFICATIONS
FONDAMENTALES
DANS LA POLITIQUE DE LA MONTAGNE
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A l’issue de ce vaste chantier, les élus
apportent des remaniements assez considérables à la
politique
de la montagne :
Dans
le domaine des institutions, ils déplacent le centre
de gravité des décisions vers les
massifs autour d’un partenariat
Etat-régions renforcé (regroupées
elles-mêmes au sein d’une entente
interrégionale de massif) tout en
prenant soin de conserver un
cadre national fort à la politique
de la montagne et en renforçant
les lieux de concertation et de
débat au plan national.
Dans
le domaine du développement économique, ils prennent
les dispositions nécessaires pour engager la
montagne vers une diversification
des activités donnant la prioritéà la
valeur ajoutée, la qualité,
la complémentarité, tout en veillantà conforter
les activités
traditionnelles de base liées à l’espace,
l’agriculture, la forêt, le tourisme.
Dans
le domaine de la gestion de l’espace et des ressources
naturelles, ils engagent un
mouvement de décentralisation
dans lequel les responsabilités
respectives de l’Etat et des
collectivités sont mieux définies,
ce qui permet d’avancer vers une
plus grande liberté de gestion dans le cadre de règles
du jeu plus
claires et souvent plus
contractuelles.
Dans
le domaine des services, ils mettent en place des
procédures d’information
préalable, de débat local, de
contractualisation.
Dans
le domaine du développement territorial, ils
engagent un processus de
rééquilibrage au profit des zones
de moyenne montagne au travers
d’une politique de revitalisation
rurale considérablement musclée
et dont le département doit
devenir l’initiateur et le pivot en
association avec la région et l’Etat.
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