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| Plus
de services pour préserver le réseau |
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Sommaire du PLM 129
| Nouveau contrat
de plan de la Poste |
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Avec deux ans
de retard, le nouveau contrat de plan de la Poste sera soumis
le 23 octobre à son
conseil d’administration pour approbation.
Même s’il n’est pas encore
connu dans le détail, il semble
que les demandes de l’ANEM
aient été prises en compte dans
ce contrat de plan. Le principe
selon lequel la commercialisation
de nouveaux services permettrait
de sauvegarder au
mieux les implantations des
bureaux a été retenu.
Ce sont des produits bancaires
qui devraient permettre à la
Poste de préserver son réseau et
d’affronter une concurrence
qui apparaîtra progressivement
jusqu’en 2009. A partir de
2005, elle devrait pouvoir proposer
des crédits immobiliers
sans épargne préalable. Et à partir
de 2006, elle serait autorisée à
distribuer des crédits à la
consommation.
Pour éviter que son maillage du
territoire ne lui procure un avantage concurrentiel trop
important, le gouvernement
imaginé d’adosser la poste à un
partenaire financier pour cette
seconde activité. La Poste serait
simplement chargée de commercialiser
les crédits et recevrait
une commission.
Mises en gérance
du service public
Les conseillers affectés à cette
activité pourraient ainsi conserver
leur statut de postiers. Le
partenaire fournirait sa compétence
en matière de montage
de dossiers et garantirait cette
activité sur ses fonds propres.
Cette perspective de ressources
nouvelles ne règle pas le problème
crucial du maintien du
service postal tel qu’il existe
actuellement.
Le contrat de plan resterait très discret sur ce point en
l’abordant
au travers de considérations
générales. Le gouvernement
sait que ce sujet est
particulièrement brûlant pour
les élus et qu’il lui faut, au préalable,
proposer une réelle
concertation au personnel et
aux élus. S’agissant d’un service
public, il convient d’estomper,
autant que faire se
peut, la notion de rentabilité qui a pourtant
son importance, d’autant que l’autorité de tutelle
met la Poste en demeure
de réduire ses dépenses. C’est
pourquoi elle souhaiterait redéployer
son personnel dans les
bureaux des villes et transférer
aux collectivités locales (ouà des commerçants
volontaires) ses agences non rentables. Ces "
gérances de service public» seraient rémunérées
en fonction du service rendu. 10 000
guichets sur 17 000 sont installés
dans des communes de
moins de 2 000 habitants.
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| Un rappel à l’ordre
solennel
des associations des élus |
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Réactions
L’Association des maires de France (AMF),
l’Association
des maires ruraux de France (AMRF) et, bien
entendu, l’ANEM, ont tenu à manifester leur volonté de défendre la présence des services publics sur
l’ensemble
du territoire.
C’est l’information, rapidement démentie,
selon laquelle il
aurait été décidé de fermer 900 bureaux
de poste qui a suscité les réactions de ces différentes associations. L’AMF
et l’AMRF
ont publié un communiqué commun dans lequel elles " rappellent,
une fois encore et très solennellement, qu’aucune
restructuration
des services publics, en particulier en milieu rural,
ne saurait être entreprise sans l’indispensable concertation
et
information préalable des maires " (…) Elles " engageront
un
dialogue sans concession avec l’Etat sur ces principes ".
Ouvrir la Poste aux services financiers
Le comité directeur de l’ANEM a tenu à " marquer
son refus
catégorique d’un éventuel démantèlement
d’envergure du
réseau de présence postale (…) Les élus
de montagne sont clairement
favorables à l’élargissement des compétences
de la
Poste en matière de services financiers ".
"
C’est en proposant de nouveaux services que la Poste conservera
la pertinence de son réseau d’implantation. L’ANEM
réaffirme
l’attachement des territoires fragiles à la péréquation
des
tarifs postaux qui, elle seule, garantit un prix unique du timbre
sur tout le territoire ". |
| Pour la Poste, la concurrence serait totale en 2009 |
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Ouverture à la
concurrence
La Commission et le Parlement européens considèrent
depuis longtemps que l’ouverture à la concurrence de
certains marchés publics (électricité, poste…)
facilitera
la cohésion économique et sociale de l’Union.
Le sommet de Lisbonne, en
mars 2000, a décidé d’accélérer
cette libéralisation. Pour
ce qui concerne les services
postaux, une directive du
10 juin 2002 a fixé le calendrier
suivant.
Depuis le 1er janvier, l’acheminement
des courriers dont le
poids est supérieur à 100
grammes (ou dont le coût
d’affranchissement est trois
fois supérieur au tarif de base
de 0,50 euro) est ouvert à la
concurrence.
Il en sera de même au 1er janvier
2006 pour les lettres qui pèsent plus de 50 grammes
(ou 2,5 fois le tarif de base). La
Commission européenne procédera
durant l’année 2006 à une étude
sur l’impact de ces
différentes mesures pour le
service postal universel.
A l’heure actuelle, celui-ci
intègre par péréquation tarifaire
le coût des services déficitaires
(comme l’acheminement
dans des zones d’accès
difficile). Selon les conséquences
constatées, l’ouverture
totale à la concurrence au
1er janvier 2009 sera confirmée
ou repoussée. |
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