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| La
France rattrape
son retard |
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Sommaire du PLM 128
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La lourdeur des procédures avait été unanimement
pointée
au printemps 2002 pour expliquer la sous-consommation
de crédits européens. Le 31 juillet, le gouvernement
décidait un ensemble de mesures pour y remédier.
Un an après, la réforme a été menée à bien.
En premier lieu, la réglementation a été considérablement
simplifiée.
Mais il a fallu aussi remobiliser les partenaires à tous
les
niveaux. A cet effet, l’animation des programmes européens
a été renforcée : une information moins institutionnelle a été diffusée
et
les démarches des porteurs de projet ont été facilitées.
Avant même que soit votée la loi sur la décentralisation,
l’Alsace a été autorisée à expérimenter
une gestion directe de ces fonds. La
région en assume la responsabilité financière
en lieu et place des
services de l’Etat. De même, les collectivités
peuvent désormais
programmer, dans leur domaine de compétence, l’utilisation
des
fonds qui leur sont attribués au-delà du seuil de
25 % du montant
total fixé jusque-là. Mais le préfet conserve
les fonctions d’autorité de gestion
et de paiement.
Les résultats ne se sont pas fait attendre.
En un an, le taux de programmation
pour les crédits européens attribués au titre
de la
période 2000-2006 est passé de 15 à 37 %. Et
le taux d’utilisation
a fait un bond de 2 à 9 %.
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| Vers une redéfinition
de la
politique de l’Union |
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Services publics
La commission a publié le 21 mai dernier un rapport sur
les services d’intérêt général. Il a été soumis à un
large
débat public qui devait être clos le 15 septembre. En
ligne de mire : la redéfinition de la politique que l’Union
devra à l’avenir suivre en matière de services publics.
Le document constate que l’ouverture progressive à la
concurrence
des services publics intervenue depuis la seconde moitié des
années quatre-vingt, pour les secteurs des télécommunications,
des
services postaux, du transport et de l’énergie sous
l’impulsion de la
réglementation communautaire (qui proscrit les monopoles)
a eu
un effet sensible pour leur modernisation, leur interconnexion
et
leur intégration, s’accompagnant d’une baisse
des tarifs, tout en préservant
la fourniture de services universels. Cette approche positive
ne semble toutefois tenir que si l’on ne considère
que les performances
globales sans aller jusqu’à identifier les différences
qualitatives
des prestations que l ’on pourrait relever selon les territoires.
Assurer la sécurité des services
non économiques
Elaboré à la demande du Parlement
et du Conseil, le Livre vert chercheà
identifier des initiatives nouvelles en faveur d’une plus
grande
subsidiarité, pour établir les principes d’une
future législation cadre,
et proposer une meilleure sécurité juridique du système.
Dans sa contribution au débat sur le Livre vert, l’Association
européenne
des élus de montagne a insisté sur le rôle primordial
qui doit être reconnu aux pouvoirs locaux et régionaux
pour entretenir le
lien que jouent les services publics dans la bonne gestion quotidienne
des territoires.
Elle a également rappelé que la distinction entre
services économiques
et non économiques restait fondamentale pour pouvoir appliquer
un
principe de sécurité absolue aux seuls services non économiques,
mais qu’une telle distinction était sinon subjective,
en tout état de
cause changeante et dépendante des circonstances locales,
et que par
conséquent, il serait dangereux d’en établir
une liste exhaustive. |
| Rencontre à Aoste
entre
les représentants
de la montagne européenne |
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AEM
Réunis le 27 août à Aoste, les dirigeants
de l’AEM, du
Forum européen de la montagne et de Euromontana,
ont décidé d’unir leurs actions en vue d’une
plus grande
reconnaissance par Bruxelles de la spécificité montagne.
Partant du constat que la spécificité
des territoires de montagne
ne faisait encore à ce jour
l’objet d’aucune reconnaissance
satisfaisante de la part de
l’Union européenne, le président
de l’Association européenne
des élus de la montagne
(AEM), le député de la
Savoie, Michel Bouvard, a pris
l’initiative d’une rencontre au
sommet avec ses homologues,
Martin Price pour le Forum
européen de la montagne, et
Frank Gaskell pour Euromontana,
en présence de Luciano
Caveri, député européen italien,
secrétaire général et précédent
président de l’AEM, qui
faisait en l’occurrence figure de
puissance invitante.
Cette journée constructive a tout d’abord permis aux trois
associations de s’entendre sur
un diagnostic commun quant
cette absence de la montagne
dans la construction communautaire,
à
savoir des approches
assez dissemblables de la montagne
d’un Etat membre à l’autre,
dues à l’assez large latitude
qui leur est laissée dans l’appréciation
des critères d’altitude,
de pente et de climat.
Ensuite, la rencontre a été l’occasion
de convenir entre les
trois associations d’une action
dynamique et convergente
pour faire prendre en compte la
problématique montagne dans
l’organisation juridique de l’Europe
de l’après 2006, sur la
base d’un programme de travail
conjoint. |
| LE MODE D’EMPLOI
POUR LES NTIC |
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Biblio
La Commission européenne a publié fin juillet
un guide qui précise ses
critères d’intervention pour les communications électroniques.
Lors de la présentation de ce document, Michel Barnier,
le commissaire
pour la politique régionale, a rappelé que Bruxelles
avait programmé
dix milliards d’euros d’investissements cofinancés
pour la période
2000-2006. Ils visent à éviter une " fracture
numérique " entre les
régions européennes, notamment celles qui souffrent
de handicaps
naturels. Le guide indique quelles sont les quatre lignes directrices
qui
inspirent les choix de la Commission. Ainsi, les collectivités
qui
souhaitent obtenir un financement sauront-elles mieux comment évaluer
et sélectionner leurs projets. Il faut qu’ils s’intègrent
dans une stratégie
globale de développement régional. Ils doivent prendre
en compte les
spécificités des territoires. Ils doivent assurer
un principe de neutralité
technologique. Enfin, l’accès aux réseaux
doit se faire de manière
transparente pour éviter les distorsions de concurrence.
L’intégralité de
ces lignes directrices peut être consultée sur Internet
:
http://europa.eu.int/comm/regional_policy/consultation/telecom-en.htm.
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