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Sommaire du PLM 128
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Le Parlement et le Conseil européens ont publié en
2000 une directive définissant une politique commune
pour l’eau. Elle est désormais déclinée
par chacun
des pays membres.
Le projet de loi portant transposition de la directive
a été adopté en première lecture par l’Assemblée
nationale le
10 avril. La gestion et la planification continueront de se faire
par bassin hydrographique. L’objectif est de parvenir à une
bonne qualité des eaux en 2015.
Les premières étapes prévoient la réalisation
d’un état des lieux
de chaque bassin avec désignation d’une autorité compétente.
La directive a rendu obligatoire la consultation et la participation
du public pour susciter une prise de conscience collective
du rôle de chacun.
La ministre de l’Ecologie, Roselyne Bachelot, a lancé ce
débat
national le 16 septembre. Quatre modes de collecte des opinions
ont été retenus : un sondage, des réunions
d’usagers
(notamment des agriculteurs), une enquête nationale (100 000
brochures + Internet) et une " conférence de citoyens " qui
débattra sur l’usage des boues d’épuration.
Elles sont suspectées
de contenir des résidus dangereux mais elles pourraient
fournir aux agriculteurs des engrais peu coûteux. Ceux-ci
sont
soucieux de ne pas courir (et de ne pas faire courir) de risques,
rejoints en cela par les industriels de l’agro-alimentaire
et par
les associations de consommateurs.
Les agriculteurs veulent d’autant plus rester prudents qu’ils
sont
déjà en ligne de mire dans le questionnaire qui évoque
(entre
autres) la nécessité de limiter leur consommation
d’eau ou de
lutter contre les pesticides et les nitrates. Cette consultation
du
public s’achèvera par un colloque le 16 décembre à la
Défense.
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| Biodiversité et patrimoine naturel : la France manque d'experts |
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Les experts prévoyant
la disparition de la moitié des
espèces vivantes au cours du
XXIe siècle, le gouvernement
a décidé, le 10 septembre,
de définir une stratégie pour
qu’elle ne soit ni inéluctable,
ni irréversible.
Pour faciliter le débat, puis la
prise de décision, il a été décidé d’améliorer d’abord
la connaissance du patrimoine
naturel français. Pour tenter
d’obtenir que les données soient
validées par tous les acteurs (qui
sont souvent en désaccord),
Roselyne Bachelot a décidé de
mettre en place un système de collecte nationale.
Il devra
naturellement s’appuyer sur
un conseil scientifique.
Et c’est là où le bât blesse,
car la diminution du nombre
d’experts dans le domaine de la
nature est telle, que la ministre
de l’Ecologie estime que "
la filière naturaliste est
sinistrée ". Il faut donc
reconstituer un système cohérent
en réorientant des programmes
de recherche vers une
meilleure connaissance de la
biodiversité. Le temps presse :
la France accueillera un
colloque international d’experts à
l’automne 2004.
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