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Il
devient légalement possible
de déroger pour un temps à la loi |
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Sommaire du PLM 128
| Droit à l’expérimentation |
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Le principe était acquis et avait été inscrit
dans la
Constitution. La loi du 15 juillet a permis de fixer dans
quelles conditions une collectivité territoriale pourrait être
autorisée à expérimenter de nouvelles
dispositions
législatives ou réglementaires.
L’autorisation
sollicitée par les
collectivités locales prendra
une forme solennelle puisqu’il
faudra qu’une loi soit votée par
le Parlement ou un décret pris
par le gouvernement. Il ne
s’agit pas en effet de transférer
aux collectivités territoriales la
faculté de légiférer. Il s’agit
simplement de tester de nouvelles
manières de conduire
l’action publique au niveau
local.
Mais cette expérimentation
devra avoir un intérêt général.
Sa durée sera de cinq ans
maximum renouvelable trois
ans. Les règlements édictés par
la collectivit é qui
procède à un essai
seront publiés au Journal
officiel. Le préfet aura un rôle
plus important pour vérifier la
légalité d’une mesure qui
pourra être suspendue à sa
demande le temps que le tribunal
administratif puisse statuer
sur son recours.
Transports, éducation et santé sont
concernés
Le gouvernement devra présenter
un rapport annuel sur
les différentes expériences en
cours et sur celles qui s’achèvent
avec les observations des
collectivités qui les ont
conduites. Il exposera les effets
des mesures sur le coût et la
qualité des services
rendus aux usagers, sur
l’organisation des collectivités
et sur celle
des services de l’Etat.
Le texte présenté évaluera
aussi les incidences
financières et fiscales.
Une décision sera
alors prise par le législateur
: soit modifier
l’expérience et la prolonger,
soit généraliser
les mesures testées,
soit les abandonner.
De nouvelles expérimentations
pourraient être tentées
avec les transports régionaux
puisque les précédentes, satisfaisantes,
ont été généralisées.
En ce qui concerne les établissements
d’enseignement, pour
peu qu’ils fournissent des
gages de qualité et qu’ils
offrent plus de place aux élus
locaux, ils pourraient tester une plus grande autonomie de
fonctionnement.
La santé, la protection de l’enfance
et la culture sont les
autres domaines où les collectivités
territoriales pourraient
s’essayer à de nouvelles pratiques.
L’utilisation directe des
fonds européens par les
régions pourrait se généraliser
si l’expérience tentée avec l’Alsace
s’avère probante. |
| Le pouvoir
des élus locaux
ne sera pas remis en cause |
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Le référendum local
La réforme constitutionnelle ayant autorisé l’organisation
de référendums locaux, une loi organique a
été votée le 24 juillet pour en préciser les
modalités.
Le débat devant les deux
chambres a voulu apaiser les
inquiétudes : la démocratie
participative ne prendra pas
le pas sur la démocratie élective. Les élus
locaux sont soumis au suffrage universel
et leurs décisions sont longuement
contrôlées, il n’est
donc pas question de remettre
en cause le statut qui leur
est conféré par la loi. La plupart
des articles du texte
législatif ont choisi de le confirmer. Seul l’exécutif
territorial pourra proposer à l’assemblée
de cette collectivité de soumettre à référendum
tout projet
d’acte relevant de ses attributions.
Cela n’empêchera pas les élus, s’ils le souhaitent,
de répondre à
un vœu de consultation exprimé par la population sous forme
de pétition. Il faudra que les électeurs marquent un
réel intérêt
pour le sujet car la décision qui ressortira du scrutin ne sera
acquise que si le taux de participation a été au moins égal à 50
%. D’autant que, et c’est un peu étonnant, il
sera interdit
d’organiser un référendum local le même jour
qu’un autre scrutin.
Et la consultation ne pourra porter sur des décisions concernant
une seule personne (permis de construire, nomination).
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| Des perspectives
limitées |
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Expérimentation
et montagne
La montagne a ses spécificités locales, alors que
l’expérimentation
doit pouvoir être ultérieurement généralisée.
Dans l’exposé des motifs de la loi
organique, Nicolas Sarkozy a
évoqué " les hautes terres " en
indiquant que l’expérimentation
pourrait s’appliquer à des " collectivités
territoriales répondant à
des situations particulières telles
que les communes de montagne "
. Ainsi une adaptation des
règles d’urbanisme pourrait-elle
être expérimentée. Ce qui serait
alors généralisable, ce serait le
droit de faire du particulier.
Mais cela ne pourrait pas dépasser
le stade de la commune, seule
entité capable de prendre en
compte les spécificités locales.
Car le droit à l’expérimentation
n’avait été prévu dans un premier
temps que pour les trois niveaux
de collectivités territoriales.
La révision constitutionnelle l’aé
largi à leurs groupements. Ce
qui écarte en principe les massifs,
plus définis par la géographie que
par les limites administratives.
Mais ce que demandent surtout
les montagnards – et cela est déjà inscrit dans la loi – c’est
une adaptation permanente et générale à
la spécificité de la montagne,
ce qui ne doit pas gêner les
expérimentations locales qui
n’entrent pas dans le cadre défini
par la loi montagne de reconnaissance
du droit à la différence.
DEUX JOURNÉES
DE RENCONTRES SUR LE
TOURISME DE TERROIR
Source, centre national de
ressources du tourisme en espace
rural, et l’établissement public
local d’enseignement agricole du
domaine Olivier-de-Serres
(Ardèche) organisent au
Pradel-Mirabel les 25 et
26 novembre des journées de
rencontres sur le thème " Tourisme
et terroirs, à la croisée des
chemins ". Tourisme, savoir-faire
et produits des terroirs :
les acteurs s’organisent.
Renseignements :
Caroline Gallet. - E-mail :source.patrimoine@enitac.fr.
Tél. 04 73 98 70 37 -
Fax 04 73 98 13 68.
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