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services feront
partie du bouquet |
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Sommaire du PLM 128
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La journée du 3 septembre a été consacrée
au monde
rural par le gouvernement. Le projet de loi d’Hervé Gaymard a été examiné par
le Conseil des ministres.
Et Jean-Paul Delevoye a présenté au CIADT un ensemble
de mesures qui constituent ce qu’il appelle un "
bouquet rural ".
Le maintien d’un service au public, vital
pour le développement
de ces territoires, sera, bien entendu, pris en compte par ces
différentes
dispositions. Un des huit volets du plan d’action de l’Etat
est destiné à garantir une qualité égale à la
population concernée.
Le régime juridique des maisons de service public sera
modifié pour permettre de combiner services publics et services à
caractère privé (en respectant les règles de
la concurrence).
Il est prévu de garantir aux habitants des zones rurales
un service
de santé performant. Les médecins bénéficieront
d’incitationsà leur implantation dans des secteurs à faible densité de
population.
Il pourra s’agir d’aides financières à l’équipement
ou à l’installation
dans des " cabinets secondaires ". Cette aide des collectivités
locales serait subordonnée à la signature d’une
convention
tripartite avec les caisses d’assurance maladie qui sont intéressées
par la répartition des professionnels de santé sur
le territoire,
sans être vraiment consultées.
Les collectivités auront aussi le droit de faciliter la création
de
cabinets médicaux de groupe. Les " maisons de soins " associeront
des médecins libéraux à des professionnels
param édicaux.
Exonérer de la taxe professionnelle
Dans le même état d’esprit, pour garantir la
santé publique
vétérinaire grâce à un réseau
assurant l’indispensable maillage
du territoire, les communes des zones rurales pourront pendant
deux ans exonérer de la taxe professionnelle les professionnels
qui s’installent.
Dans cet ensemble de mesures disparates est prévu aussi un
relèvement global des subventions pour les lignes aériennes
desservant les villes moyennes, en assouplissant les critères
d’éligibilité et de modulation. Enfin l’Etat,
par le biais de "
ruches " (des médiathèques), soutiendra le développement
des services publics culturels de qualité dans les zones
rurales. |
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Expériences pilotes
La loi sur la décentralisation a prévu
la possibilité
d’expérimenter localement de nouveaux modes de
fonctionnement administratifs et financiers.
Un accord entre l’Etat et les
principaux organismes publics
a été signé le 21 juillet pour tester
de nouvelles formes d’accès
aux services dans quatre départements
: la Charente, la Corrèze,
la Dordogne et la Savoie.
Les préfets concernés devront
proposer un plan d’action d’ici
le 15 novembre. Le principe
fondamental sera de repenser
l’organisation à partir des
besoins de l’usager.
L’objectif sera de concilier les
besoins particuliers des territoires,
les nouveaux modes de vie
et les contraintes financières.
L’amélioration de la qualité du
service devra être recherchée
par tous les moyens, y compris
par la coopération entre services
publics (délivrance
par un réseau pour le compte d’un
autre) ou par des partenariats
entre le public et le privé.
Elaborer une méthode transposable
Ces plans devront intégrer l’évolution
des technologies de l’information
et de la communication
qui permettent de plus en plus de
diversifier les modalités d’accès
aux services publics. Ils devront
prendre en compte le développement
de l’intercommunalité et
le renforcement des solidarités
territoriales qui en résultent.
Ces expériences devront permettre
de définir une méthode d’élaboration
de l’offre susceptible
d’être étendue à d’autres territoires.
Elle devra être adaptée aux
besoins particuliers des territoires
ruraux. Une expérimentation
qui ne manque pas
d’ambitions… |
| PIERRE GEY
: "
UN TEST QUI NOUS PASSIONNE " |
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" Les
Savoyards sont
des gens
passionnés.
C’est sans
doute pourquoi
je ressens une
véritable
motivation
parmi les élus.
Nous nous sommes tout de suite mis au
travail. Les représentants locaux
de l’Etat ont consulté les
fonctionnaires et le personnel
des entreprises qui en dépendent
pour dresser un état des lieux
et pour constater la manière
dont les services publics sont
disponibles pour la population.
Le conseil général, fort de
ses contacts quotidiens avec les
maires, en a fait autant de son côté, en recensant
les besoins
et en collectant des idées qui
pourraient être expérimentées.
Il s’agit souvent de projets simples
mais qui peuvent faciliter la vie
de la population. Un exemple :
nous avons des bibliobus qui se
déplacent dans les endroits é
loignés pour permettre aux
personnes isolées d’avoir accès
aux livres. Dans le meilleur des
cas, ils passent une fois par mois.
Nous allons voir si, avec l’aide de
la Poste, dont les camionnettes
circulent plus fréquemment, nous
ne pourrions pas améliorer la
fréquence. Nous allons bientôt
confronter nos idées avec celles de
la préfecture. Nous mettrons au
point ensemble un plan d’action
en sélectionnant les projets les plus
utiles, les plus faisables et les plus à
même d’être généralisés. "
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