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Tous les
massifs, des Vosges à la Corse, ont connu la saison dont
rêvaient depuis longtemps les directeurs de stations de sports
d’hiver : flocons en abondance et ensoleillement fréquent.
Quelle que soit leur altitude, ils en ont bénéficié.
L’automne 2002 avait
pourtant suscité les plus vives inquiétudes. La situation
internationale, morose, rendait les vacanciers attentistes. Les
prévisions à fin novembre des taux de remplissage
étaient inférieures de cinq points à celles
enregistrées un an auparavant. Le ralentissement économique
et la crise irakienne jouaient, sans aucun doute, un rôle
dans cette prudence. Mais l’attitude des " consommateurs
de loisirs " expliquait aussi cette apparente frilosité.
Une habitude des vacanciers s’est installée dans la
durée. Elle prend chaque année plus d’ampleur
: ils réservent à la dernière minute et leurs
séjours sont plus courts. Les prévisions ont donc
perdu, en partie, leur valeur prédictive.
Environ 1% de moins de
fréquentation
Les chutes de neige abondantes et les températures, basses
malgré de longues périodes d’ensoleillement,
ont donné la sensation dès la mi-janvier que la saison
serait exceptionnelle. Ce fut le cas pour les remontées mécaniques
et les domaines skiables. Mais selon des chiffres (qui ne sont pas
encore définitifs) la fréquentation globale dans les
stations a diminué de 1 % environ.
Pourquoi ? L’étalement des vacances scolaires n’est
toujours pas planifié au niveau européen. Les conséquences
ont été de deux ordres. La concentration s’est
accentuée durant quelques périodes phares. La semaine
du jour de l’an et la quinzaine centrale des vacances d’hiver
ont battu des records de fréquentation. Les périodes
creuses, par contre, ont été plus marquées
que celles des années précédentes. La dernière
semaine de mars et la première d’avril, particulièrement
délaissées, expliquent à elles seules cette
légère baisse sur l’ensemble de la saison.
Remontées mécaniques
: 20 % de progression
La saison 2002-2003 restera dans les annales pour les domaines
skiables. C’est une hausse de 20 % environ du chiffre d’affaires
des remontées mécaniques qui a été enregistrée.
Neige, froid, soleil : le trio magique était présent
dans tous les massifs et les skieurs se sont mieux répartis.
Ce sont les stations de moyenne montagne qui en ont le plus profité.
Les stations d’altitude des Alpes, qui bénéficient
d’un transfert provisoire de clientèle quand la neige
se fait rare, ont connu, elles aussi, une progression, mais moins
importante. Les chiffres enregistrés en février sont
éloquents : + 166 % dans les Vosges, + 12 % dans les Alpes
du Nord. Ce ne sont pas seulement les pistes de ski alpin qui ont
connu un regain de fréquentation, les pistes de ski nordique
ont, elles aussi, vécu des embouteillages. Et les forfaits
de séjour n’ont pas été les seuls à
connaître une forte progression. Les clients de proximité
sont venus plus souvent pratiquer le ski à la journée,
compte tenu de la qualité du revêtement neigeux. |