Avant d’entamer la négociation "au finish" sur les évolutions de la Politique agricole commune, Hervé Gaymard s’est exprimé le 20 mai sur l’avenir de l’agriculture de montagne dans ce contexte évolutif.
Le ministre de l’Agriculture a indiqué devant le Sénat et devant le groupe montagne de l’Assemblée nationale de quelle manière seraient prises en compte les spécificités de l’agriculture de montagne dans le projet de loi sur le développement rural qui sera présenté au Parlement d’ici la fin de l’année. Il a aussi tracé les contours de sa " feuille de route " sur ce sujet au cours de la négociation européenne.
Il a exprimé sa volonté d’organiser une démarche commune de tous les pays concernés pour mieux faire reconnaître " un droit à la différence " dans ces zones soumises aux handicaps naturels. Selon lui, les aides du second pilier de la PAC devront être plus accessibles aux agriculteurs de montagne. Alors que les impératifs de santé, d’environnement et de qualité sont mis en avant par ce volet de la politique européenne, il est paradoxal que les professionnels qui répondent le mieux à ces préoccupations aient les revenus les plus faibles et les aides les moins élevées. La compensation de leurs handicaps n’est pourtant pas un privilège.
Asseoir la spécificité des modes d’exploitation
Le ministre Hervé Gaymard a, par exemple, indiqué qu’il avait d’ores et déjà réclamé des mesures en faveur de la collecte du lait dans ces milieux au relief tourmenté qui complique la circulation automobile.
Il a aussi rappelé que les crédits affectés aux bâtiments d’élevage avaient augmenté en 2003, ce qui confirme la priorité que donne le gouvernement à l’agriculture de montagne. Pour lui, " la réforme du second pilier devra consacrer ces améliorations et ne pas se contenter d’ouvrir la voie à des expérimentations ". Son objectif est d’offrir une visibilité à moyen terme aux agriculteurs des zones difficiles.
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