 |
Les
données des " tableaux de bord financiers " que
l’ANEM propose à ses adhérents depuis 1992 sont
en cours d’actualisation. Elles permettent de constater une
vigoureuse reprise des dépenses d’équipements.
Les investissements sont en
croissance dans toutes les communes françaises de moins de
10 000 habitants. Mais ce phénomène est particulièrement
marqué dans les massifs montagneux (notamment dans les Alpes
du Nord, secteur où les chiffres collectés sont, pour
l’instant, les plus complets). En fait, les stations de montagne
ont toujours consacré beaucoup plus d’argent que les
autres communes de la même taille pour créer ou renouveler
leurs équipements.
Une progression de 250
%
Même au début des années 90, quand la neige
se faisait rare et quand, par voie de conséquence, les finances
des stations étaient au plus bas, les volumes investis restaient
supérieurs de 30 % à la moyenne nationale. Et pourtant
la différence entre le point haut d’investissement
(1988) et le point bas (1995) du cycle précédent est
beaucoup plus marquée : 40 % pour l’ensemble des communes
de moins de 10 000 habitants, 112 % pour les stations.
Depuis 1995, les dépenses d’équipement ont recommencé
à croître, toujours avec la même disproportion
: 30 % pour l’ensemble des communes de moins de 10 000 habitants,
250 % pour les stations de sports d’hiver. Ce " surinvestissement " s’explique de deux manières :
• une obligation : les stations doivent sans cesse adapter leurs
équipements et leurs services aux attentes de leurs clients
pour continuer à les attirer ;
• une période favorable : un grand nombre d’emprunts
souscrits durant les années 80 sont arrivés à
échéance, ce qui a contribué au désendettement.
Les taux d’intérêt n’ont jamais été
aussi bas. Une succession de bonnes saisons a permis aux stations
de renouveler leur capacité d’autofinancement. |