L’année écoulée a été riche de débats, de combats et d’avancées pour la montagne. Réforme des collectivités, loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche, Grenelle II… sujets, parmi d’autres, dans lesquels l’ANEM, et à travers elle la montagne, a fait entendre sa voix, alors même que le bilan des 25 ans de la loi montagne était en cours.
La réforme des collectivités territoriales fut l’un des chantiers législatifs controversés de l’année. Les questions essentielles du débat ont porté sur le refus du seuil démographique minimal pour créer une intercommunalité, la création du conseiller territorial siégeant dans deux assemblées distinctes, la représentation des territoires de montagne,
les domaines de compétence des différents niveaux de collectivité après la suppression de la clause générale, les financements croisés et la part d’autofinancement…
L’agriculture de montagne a dû, une nouvelle fois, défendre sa spécificité dans un contexte de crise économique et financière internationale. Pour faire prendre en compte celle-ci lors des négociations communautaires, le bilan de santé de la Politique Agricole Commune (PAC) et les principes arrêtés par la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche constituent des points d’appui non négligeables qu’il convient désormais de valoriser auprès des autres États membres.
L’entrée en vigueur des lois Grenelles I et II va se traduire par la mise en œuvre de la trame verte et bleue qui modifie substantiellement l’approche du territoire dans de nombreux domaines, notamment celui de l’urbanisme.
Parmi les autres textes importants, la loi du 9 février 2010 relative à l’entreprise publique La Poste et aux activités postales, portant obligation pour La Poste de maintenir 17 000 points de contact sur l’ensemble du territoire, ainsi que la loi Pintat du 17 décembre 2009, qui a notamment créé le fonds d’équité territoriale sans condition de ressources, pour palier la fracture numérique, sont deux autres textes qui ont marqué cette année.
Le 26e Congrès de l’ANEM s’ouvre alors que de nombreuses décisions ont ou vont durablement engager l’avenir de nos territoires. Plus que jamais, la montagne est appelée à se mobiliser sur tous les fronts pour maîtriser son destin.
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